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18 - Le Livre du divorce

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Rapporté par Ibn ‘Umar رضي الله عنه : Il a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles, du vivant du Messager d’Allah ﷺ. ‘Umar b. Khattab رضي الله عنه a interrogé le Messager d’Allah ﷺ à ce sujet, et le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ordonne-lui (‘Abdullah b. ‘Umar) de la reprendre (et de la garder), puis de prononcer le divorce quand elle sera purifiée, puis qu’elle ait de nouveau ses règles, puis qu’elle soit encore purifiée ; alors, s’il le souhaite, il peut la garder, ou bien la divorcer définitivement avant d’avoir eu de rapports avec elle, car c’est la période d’attente (‘idda) qu’Allah, le Très-Haut, a prescrite pour le divorce des femmes. »

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Rapporté par Abdullah b. ‘Umar رضي الله عنه : Il a divorcé de l’une de ses femmes en prononçant un seul divorce alors qu’elle avait ses règles. Le Messager d’Allah ﷺ lui a ordonné de la reprendre et de la garder jusqu’à ce qu’elle soit purifiée, puis qu’elle ait de nouveau ses règles chez lui une seconde fois. Ensuite, il devait attendre qu’elle soit purifiée de ses règles, et s’il décidait de la divorcer, il devait le faire alors qu’elle était purifiée, avant d’avoir eu de rapports avec elle ; car c’est la ‘idda qu’Allah a prescrite pour le divorce des femmes. Ibn Rumh ajoute dans son récit : Quand on a demandé à ‘Abdullah à ce sujet, il a dit à l’un d’eux : « Si tu as divorcé de ta femme par un ou deux prononcés (tu peux la reprendre), car le Messager d’Allah ﷺ m’a ordonné de le faire ; mais si tu as prononcé trois divorces, alors elle t’est interdite jusqu’à ce qu’elle se remarie, et tu as désobéi à Allah concernant le divorce de ta femme, contrairement à ce qu’Il t’a ordonné. » (Muslim a dit : Le terme « un divorce » utilisé par Laith est approprié)

3

Rapporté par Ibn ‘Umar رضي الله عنه : J’ai divorcé de ma femme du vivant du Messager d’Allah ﷺ alors qu’elle avait ses règles. ‘Umar رضي الله عنه en a parlé au Messager d’Allah ﷺ, qui a dit : « Ordonne-lui de la reprendre et de la laisser (dans cet état) jusqu’à ce qu’elle soit purifiée. Ensuite, qu’elle ait ses règles une seconde fois, et quand elle sera purifiée, alors il pourra la divorcer définitivement avant d’avoir eu de rapports avec elle, ou bien la garder. C’est la ‘idda (la période prescrite) qu’Allah a ordonnée pour le divorce des femmes. » ‘Ubaidullah rapporte : J’ai demandé à Nafi’ : « Qu’en est-il de ce divorce (prononcé pendant la ‘idda) ? » Il a répondu : « Il a été compté. »

4

Rapporté par ‘Ubaidullah : Un hadith semblable a été rapporté par ‘Ubaidullah, mais il n’a pas mentionné les paroles de ‘Ubaidullah adressées à Nafi’

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Rapporté par Ibn ‘Umar رضي الله عنه : Il a divorcé de sa femme pendant ses règles. ‘Umar رضي الله عنه a interrogé le Messager d’Allah ﷺ, qui lui a ordonné (‘Abdullah b. ‘Umar) de la reprendre, puis de patienter jusqu’à ce qu’elle ait ses deuxièmes règles, puis de patienter jusqu’à ce qu’elle soit purifiée, puis de la divorcer définitivement avant d’avoir eu de rapports avec elle, car c’est la période prescrite qu’Allah a ordonnée pour le divorce des femmes. Lorsque Ibn ‘Umar رضي الله عنه a été interrogé sur la personne qui divorce de sa femme pendant ses règles, il a dit : « Si tu as prononcé un ou deux divorces, le Messager d’Allah ﷺ lui a ordonné de la reprendre, puis de patienter jusqu’à ce qu’elle ait ses deuxièmes règles, puis de patienter jusqu’à ce qu’elle soit purifiée, puis de la divorcer définitivement avant d’avoir eu de rapports avec elle ; et si tu as prononcé trois divorces d’un coup, tu as désobéi à ton Seigneur concernant ce qu’Il t’a ordonné pour le divorce de ta femme. Mais elle est tout de même séparée de toi. »

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Rapporté par Abdullah b. ‘Umar رضي الله عنه : J’ai divorcé de ma femme alors qu’elle avait ses règles. ‘Umar رضي الله عنه en a parlé au Messager d’Allah ﷺ, qui s’est mis en colère et a dit : « Ordonne-lui de la reprendre jusqu’à ce qu’elle ait ses deuxièmes règles, autres que celles pendant lesquelles il l’a divorcée. S’il souhaite la divorcer, qu’il le fasse définitivement avant d’avoir eu de rapports avec elle, pendant la période où elle est purifiée de ses règles, car c’est la période prescrite pour le divorce, comme Allah l’a ordonné. » Abdullah a prononcé un seul divorce, et il a été compté. Abdullah l’a reprise comme le Messager d’Allah ﷺ le lui avait ordonné

7

Rapporté par Zuhri : Un hadith semblable a été rapporté par Zuhri avec la même chaîne de rapporteurs. Ibn ‘Umar رضي الله عنه a cependant dit : « Je l’ai reprise, et j’ai compté ce divorce (comme valide) avec lequel je l’avais divorcée. »

8

Rapporté par Ibn ‘Umar رضي الله عنه : Il a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles. ‘Umar رضي الله عنه en a parlé au Messager d’Allah ﷺ, qui a dit : « Ordonne-lui de la reprendre, puis de la divorcer quand elle sera purifiée ou enceinte. »

9

Rapporté par Ibn ‘Umar رضي الله عنه : Il a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles. ‘Umar رضي الله عنه a interrogé le Messager d’Allah ﷺ à ce sujet, et il a dit : « Ordonne-lui de la reprendre jusqu’à ce qu’elle soit purifiée, puis qu’elle ait ses deuxièmes règles, puis qu’elle soit purifiée. Ensuite, il pourra soit la divorcer définitivement, soit la garder. »

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Rapporté par Ibn Sirin : Un narrateur digne de confiance m’a rapporté pendant vingt ans qu’Ibn ‘Umar رضي الله عنه avait prononcé trois divorces à sa femme alors qu’elle avait ses règles. On lui a ordonné de la reprendre. Je n’ai jamais douté des narrateurs ni reconnu ce hadith comme parfaitement authentique jusqu’à ce que je rencontre Abu Ghallab Yunus b. Jubair al-Bahili, qui était très fiable, et il m’a raconté qu’il avait demandé à Ibn ‘Umar رضي الله عنه, et il lui a rapporté qu’il avait prononcé un seul divorce à sa femme alors qu’elle avait ses règles, mais qu’on lui avait ordonné de la reprendre. J’ai demandé : « Ce divorce a-t-il été compté ? » Il a répondu : « Bien sûr, est-ce que j’étais impuissant ou ignorant ? »

11

Rapporté par Ayyub : Un hadith semblable a été transmis par Ayyub avec une légère variation dans les mots

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Rapporté par Ayyub : Ayyub a rapporté un hadith semblable avec la même chaîne de rapporteurs, et il a dit : ‘Umar رضي الله عنه a interrogé le Messager d’Allah ﷺ à ce sujet, et il lui a ordonné de la reprendre jusqu’à ce qu’elle soit divorcée dans un état de pureté, sans avoir eu de rapports avec elle, et il a dit : « Divorce-la au début de sa ‘idda, ou bien sa ‘idda commence. »

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Rapporté par Yunus b. Jubair : J’ai dit à Ibn ‘Umar رضي الله عنه : « Un homme a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles. » Il a répondu : « Connais-tu ‘Abdullah b. ‘Umar رضي الله عنه ? Il a divorcé de sa femme pendant ses règles. ‘Umar رضي الله عنه est allé voir le Messager d’Allah ﷺ et l’a interrogé, et le Prophète ﷺ lui a ordonné de la reprendre, et elle a commencé sa ‘idda. » J’ai demandé : « Quand un homme divorce de sa femme pendant ses règles, ce divorce est-il compté ? » Il a répondu : « Bien sûr, était-il impuissant ou ignorant ? »

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Rapporté par Ibn ‘Umar رضي الله عنه : J’ai divorcé de ma femme alors qu’elle avait ses règles. ‘Umar رضي الله عنه est allé voir le Messager d’Allah ﷺ et lui en a parlé, et le Messager d’Allah ﷺ a dit qu’il devait la reprendre, et quand elle serait purifiée, il pourrait la divorcer s’il le voulait. J’ai (l’un des rapporteurs) demandé à Ibn ‘Umar رضي الله عنه : « As-tu compté ce divorce dans son cas ? » Il a répondu : « Qu’est-ce qui l’en empêcherait ? Le trouves-tu (Ibn ‘Umar) impuissant ou ignorant ? »

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Rapporté par Anas b. Sirin : J’ai demandé à Ibn ‘Umar رضي الله عنه au sujet de la femme qu’il avait divorcée. Il a dit : « Je l’ai divorcée alors qu’elle avait ses règles. Cela a été mentionné à ‘Umar رضي الله عنه, qui en a parlé au Messager d’Allah ﷺ, et il a dit : Ordonne-lui de la reprendre et, quand la période de règles sera terminée, alors (il pourra la divorcer dans sa pureté). » Il (Ibn ‘Umar) a dit : « Je l’ai donc reprise, puis je l’ai divorcée dans sa pureté. » J’ai (le rapporteur) demandé : « As-tu compté ce divorce que tu as prononcé pendant ses règles ? » Il a répondu : « Pourquoi ne l’aurais-je pas compté ? Est-ce que j’étais impuissant ou ignorant ? »

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Rapporté par Anas b. Sirin : Il a entendu Ibn ‘Umar رضي الله عنه dire : « J’ai divorcé de ma femme alors qu’elle avait ses règles. ‘Umar رضي الله عنه est allé voir le Messager d’Allah ﷺ et l’en a informé, et il (le Messager d’Allah) a dit : Ordonne-lui de la reprendre et, quand elle sera purifiée, alors il pourra la divorcer. » J’ai demandé à Ibn ‘Umar رضي الله عنه : « As-tu compté ce divorce ? » Il a répondu : « Bien sûr. »

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Rapporté par Shu’ba : Ce hadith a été rapporté par Shu’ba avec la même chaîne de rapporteurs mais avec une légère variation dans les mots

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Rapporté par Ibn Tawus, d’après son père : Ibn ‘Umar رضي الله عنه a été interrogé au sujet d’un homme qui divorce de sa femme pendant ses règles, et il a répondu : « Connais-tu ‘Abdullah b. ‘Umar ? » Il a dit : « Oui. » Il a dit : « C’est lui qui a divorcé de sa femme pendant ses règles, et ‘Umar est allé voir le Messager d’Allah ﷺ et l’en a informé, et il lui a ordonné de la reprendre. » Et (Abu Tawus) a dit : « Je n’ai pas entendu mon père ajouter autre chose à ce hadith. »

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Rapporté par Abu Zubair : Il a entendu ‘Abd al-Rahman b. Aiman (l’affranchi de ‘Azza) demander à Ibn ‘Umar رضي الله عنه : « Quel est ton avis sur un homme qui divorce de sa femme pendant ses règles ? » Ibn ‘Umar رضي الله عنه a alors répondu : « Ibn ‘Umar رضي الله عنه a divorcé de sa femme du vivant du Messager d’Allah ﷺ alors qu’elle avait ses règles. Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit de la reprendre, et il l’a reprise. Il a ajouté : Quand elle sera purifiée, alors il pourra soit la divorcer, soit la garder. » Ibn ‘Umar رضي الله عنه a dit que le Messager d’Allah ﷺ a ensuite récité ce verset : « Ô Prophète, lorsque vous divorcez des femmes, divorcez-les au début de leur période prescrite » (sourate 65, verset)

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Rapporté par un autre rapporteur : L’histoire mentionnée dans le hadith précédent a également été rapportée par une autre chaîne

21

Rapporté par un rapporteur : Un hadith semblable est rapporté avec la même chaîne (mais avec cette différence que le rapporteur) ‘Abd al-Rahman b. Aiman (était mentionné) comme l’affranchi de ‘Urwa (Imam Muslim a dit : Celui qui a dit que c’était ‘Urwa s’est trompé ; c’était en fait l’affranchi de ‘Azza)

22

Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le prononcé de trois divorces du vivant du Messager d’Allah ﷺ, puis sous Abu Bakr et pendant deux ans du califat de ‘Umar رضي الله عنه, était considéré comme un seul. Mais ‘Umar b. Khattab رضي الله عنه a dit : « Les gens se sont mis à se précipiter dans une affaire pour laquelle ils devaient patienter. Si nous leur imposions cela, » et il le leur a imposé

23

Rapporté par Abu Sahba’ : Abu Sahba’ a dit à Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : « Sais-tu que trois divorces étaient considérés comme un seul à l’époque du Messager d’Allah ﷺ, puis sous Abou Bakr, et pendant trois ans du califat de Omar رضي الله عنه ? » Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما a répondu : « Oui. »

24

Rapporté par Abu al-Sahba’ : Abu al-Sahba’ a dit à Ibn ‘Abbas : « Explique-nous, d’après tes connaissances, si les trois divorces prononcés en une seule fois n’étaient pas considérés comme un seul à l’époque du Messager d’Allah ﷺ et d’Abou Bakr. » Il répondit : « C’était bien le cas, mais lorsque, sous le califat de Omar رضي الله عنه, les gens se sont mis à prononcer le divorce fréquemment, il leur a permis de le faire (et de considérer trois prononcements en une seule fois comme effectifs). »

25

Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Ibn ‘Abbas a rapporté à propos du fait de déclarer sa femme interdite (comme un serment nécessitant une expiation), et il a dit : « En vérité, le Messager d’Allah ﷺ est un modèle à suivre pour vous. »

26

Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Ibn ‘Abbas a rapporté : « Quand un homme déclare sa femme interdite pour lui, cela devient un serment qui doit être expié. » Et il a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ est un exemple noble pour vous. »

27

Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Aïcha a raconté que le Messager d’Allah ﷺ passait du temps chez Zaynab, la fille de Jahsh, et buvait du miel chez elle. Elle a ajouté : « Hafsa et moi avons convenu que celle d’entre nous que le Messager d’Allah ﷺ visiterait en premier lui dirait : “Je remarque une odeur de Maghafir (résine de mimosa) chez toi.” Le Prophète ﷺ est venu chez l’une de nous et elle lui a dit cela. Il répondit : “J’ai bu du miel chez Zaynab bint Jahsh et je n’en boirai plus jamais.” À ce moment, ce verset a été révélé : « Pourquoi rends-tu interdit ce qu’Allah t’a rendu licite… (jusqu’à) Si vous deux (Aïcha et Hafsa) revenez à Allah… jusqu’à : Et quand le Prophète confia une information à l’une de ses épouses… » (sourate 66, verset 3). Cela fait référence à sa parole : « Mais j’ai bu du miel. »

28

Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Aïcha a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ aimait les douceurs et le miel. Après la prière de l’après-midi, il rendait visite à ses épouses et s’approchait d’elles. Un jour, il alla chez Hafsa et y resta plus longtemps que d’habitude. J’ai demandé la raison et on m’a dit : « Une femme de sa famille lui a offert un petit récipient de miel et elle en a donné à boire au Messager d’Allah ﷺ. » J’ai dit : « Par Allah, nous allons lui jouer un tour. » J’en ai parlé à Saouda et je lui ai dit : « Quand il viendra chez toi et s’approchera de toi, dis-lui : “Messager d’Allah, as-tu mangé du Maghafir ?” S’il te répond non, demande-lui : “Alors, quelle est cette odeur ?” Le Messager d’Allah ﷺ détestait qu’une mauvaise odeur vienne de lui. Il te dira alors : “Hafsa m’a donné du miel à boire.” Tu devras alors dire : “Peut-être que les abeilles ont butiné l’‘Urfut.” Je ferai de même, et Safiyya aussi. Quand il est venu chez Saouda, elle a dit : “Par Celui en dehors duquel il n’y a pas de divinité, c’est sous la contrainte que j’ai décidé de dire ce que tu m’as demandé.” Quand le Messager d’Allah ﷺ est arrivé, elle lui a dit : “Messager d’Allah, as-tu mangé du Maghafir ?” Il répondit : “Non.” Elle demanda : “Alors, quelle est cette odeur ?” Il répondit : “Hafsa m’a donné du miel à boire.” Elle dit : “Peut-être que les abeilles ont butiné l’‘Urfut.” Quand il est venu chez moi, je lui ai dit la même chose. Puis il est allé chez Safiyya et elle lui a dit la même chose. Quand il est revenu chez Hafsa, elle lui a proposé la boisson, mais il a dit : “Je n’en veux pas.” Saouda a dit : “Gloire à Allah, par Lui, nous avons réussi à lui faire interdire ce miel.” Je lui ai dit : “Tais-toi.” »

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Rapporté par ‘Urwa : Ce hadith a été rapporté par ‘Urwa avec la même chaîne de transmetteurs

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Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Aïcha a rapporté : « Quand le Messager d’Allah ﷺ a reçu l’ordre de donner le choix à ses épouses, il a commencé par moi en disant : “Je vais te parler d’une chose, mais ne prends pas de décision hâtive avant d’en avoir parlé à tes parents.” Elle a dit qu’il savait déjà que mes parents ne m’auraient jamais permis de me séparer de lui. Puis il a dit : “Allah, le Très-Haut, a dit : Prophète, dis à tes épouses : Si vous voulez la vie d’ici-bas et ses plaisirs, venez, je vous donnerai une compensation et je vous libérerai dignement ; mais si vous voulez Allah, Son Messager et la demeure de l’au-delà, alors Allah a préparé pour les bienfaisantes parmi vous une grande récompense.” » Elle a dit : « Pourquoi devrais-je consulter mes parents, alors que je veux Allah, Son Messager et la demeure de l’au-delà ? » Elle a ajouté : « Ensuite, toutes les épouses du Messager d’Allah ﷺ ont fait comme moi. »

31

Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Aïcha a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ nous a demandé la permission lorsqu’il devait passer un jour avec l’une d’entre nous (alors qu’il voulait rendre visite à ses autres épouses aussi). C’est après cela que ce verset a été révélé : « Tu peux retarder qui tu veux d’entre elles, et accueillir qui tu veux… » (sourate 33, verset 51). Mu‘adha lui a demandé : « Qu’as-tu répondu au Messager d’Allah ﷺ quand il t’a demandé la permission ? » Elle a dit : « Si j’avais eu le choix, je n’aurais laissé personne passer avant moi. »

32

Rapporté par un autre transmetteur : Le hadith précédent a également été rapporté par une autre chaîne

33

Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ nous a donné le choix (de divorcer), mais nous n’avons pas considéré cela comme un divorce

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Rapporté par Masruq : Masruq a dit : « Cela ne me dérange pas de donner à ma femme le choix (de divorcer) une fois, cent fois ou mille fois, sachant qu’elle me choisira toujours (et ne demandera jamais le divorce). J’ai demandé à Aïcha رضي الله عنها à ce sujet, et elle a dit : “Le Messager d’Allah ﷺ nous a donné le choix, mais cela voulait-il dire divorce ? (En réalité, ce n’est un divorce que si la femme fait ce choix.)” »

35

Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Aïcha a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a donné le choix à ses épouses, mais ce n’était pas un divorce

36

Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Aïcha a rapporté : « Le Messager d’Allah ﷺ nous a donné le choix (de divorcer), et nous l’avons choisi, et il n’a pas considéré cela comme un divorce. »

37

Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Aïcha a rapporté : « Le Messager d’Allah ﷺ nous a donné le choix (de divorcer), mais nous l’avons choisi, et il n’a rien compté comme divorce à notre sujet. »

38

Rapporté par un autre transmetteur : Un hadith similaire a été transmis de la part de Aïcha رضي الله عنها par une autre chaîne de narrateurs

39

Rapporté par Jabir ibn ‘Abdullah رضي الله عنهما : Jabir a rapporté : Abou Bakr رضي الله عنه est venu demander la permission de voir le Messager d’Allah ﷺ. Il trouva des gens assis devant sa porte, mais personne n’avait reçu la permission, sauf lui. Il entra, puis Omar arriva, demanda la permission et l’obtint aussi. Il trouva le Messager d’Allah ﷺ assis, triste et silencieux, entouré de ses épouses. Omar رضي الله عنه dit : « Je vais dire quelque chose pour faire sourire le Prophète ﷺ. » Il dit alors : « Messager d’Allah, si tu avais vu ce que la fille de Khadija m’a fait quand je lui ai demandé de l’argent, je me suis levé et je lui ai donné une tape sur le cou. » Le Messager d’Allah ﷺ a ri et a dit : « Elles sont autour de moi comme tu le vois, me demandant plus d’argent. » Abou Bakr رضي الله عنه s’est alors levé, est allé voir Aïcha رضي الله عنها et lui a donné une tape sur le cou, et Omar s’est levé devant Hafsa et lui a donné une tape en disant : « Vous demandez au Messager d’Allah ﷺ ce qu’il ne possède pas. » Elles dirent : « Par Allah, nous ne demandons rien au Messager d’Allah ﷺ qu’il ne possède pas. » Ensuite, il s’est éloigné d’elles pendant un mois ou vingt-neuf jours. Puis ce verset lui a été révélé : « Prophète, dis à tes épouses… pour une grande récompense » (sourate 33, verset 28). Il alla d’abord voir Aïcha رضي الله عنها et lui dit : « Je veux te proposer quelque chose, Aïcha, mais ne réponds pas tout de suite avant d’avoir consulté tes parents. » Elle demanda : « Messager d’Allah, de quoi s’agit-il ? » Il lui récita le verset, et elle répondit : « Est-ce à propos de toi que je devrais consulter mes parents, Messager d’Allah ? Non, je choisis Allah, Son Messager et la dernière demeure. Mais je te demande de ne rien dire à tes autres épouses sur ce que j’ai dit. » Il répondit : « Aucune d’elles ne me le demandera sans que je l’en informe. Allah ne m’a pas envoyé pour être dur ou causer du tort, mais Il m’a envoyé pour enseigner et faciliter. »

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Rapporté par Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه : Omar a rapporté : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ s’est éloigné de ses épouses, je suis entré dans la mosquée et j’ai trouvé des gens qui frappaient le sol avec des cailloux en disant : « Le Messager d’Allah ﷺ a divorcé de ses épouses. » C’était avant qu’on leur ordonne de se mettre à l’écart. Omar s’est dit : « Je dois savoir ce qu’il en est aujourd’hui. » Je suis allé voir Aïcha رضي الله عنها et lui ai dit : « Fille d’Abou Bakr, as-tu causé du tort au Messager d’Allah ﷺ ? » Elle répondit : « Fils de Khattab, cela ne te regarde pas, occupe-toi de tes affaires. » Je suis allé voir Hafsa, ma fille, et lui ai dit : « Hafsa, j’ai entendu dire que tu causes du tort au Messager d’Allah ﷺ. Tu sais qu’il ne t’aime pas, et si je n’étais pas ton père, il t’aurait divorcée. » Elle se mit à pleurer. Je lui ai demandé où était le Messager d’Allah ﷺ. Elle répondit : « Il est dans la pièce en haut. » J’y suis allé et j’ai trouvé Rabah, le serviteur du Prophète ﷺ, assis sur le rebord de la fenêtre. Je lui ai dit : « Ô Rabah, demande la permission pour moi auprès du Messager d’Allah ﷺ. » Il a regardé vers la pièce puis vers moi, sans rien dire. Je l’ai répété, et il a fait de même. J’ai élevé la voix : « Ô Rabah, demande la permission pour moi auprès du Messager d’Allah ﷺ. » Je pense que le Messager d’Allah ﷺ pensait que j’étais venu à cause de Hafsa. Par Allah, s’il me demandait de la frapper, je l’aurais fait. J’ai élevé la voix, et il m’a fait signe de monter. J’ai trouvé le Messager d’Allah ﷺ allongé sur une natte, qui avait laissé des traces sur ses flancs. J’ai regardé dans sa réserve et n’y ai vu qu’une poignée d’orge et quelques feuilles de mimosa, ainsi qu’une outre en cuir suspendue. J’en ai eu les larmes aux yeux. Il m’a demandé : « Ibn Khattab, pourquoi pleures-tu ? » J’ai répondu : « Messager d’Allah, pourquoi ne pleurerais-je pas ? Cette natte a laissé des marques sur toi, et je ne vois rien dans ta réserve, alors que César et Chosroès vivent dans l’abondance, et toi tu es le Messager d’Allah, Son élu, et voilà ce que tu possèdes ! » Il a dit : « Ibn Khattab, n’es-tu pas satisfait que pour nous soit la félicité de l’au-delà, et pour eux celle de ce monde ? » J’ai dit : « Oui. » J’avais vu des signes de colère sur son visage, alors j’ai dit : « Messager d’Allah, quel mal te font tes épouses ? Si tu les as divorcées, Allah est avec toi, ainsi que Ses anges, Gabriel, Mika’il, moi, Abou Bakr et les croyants. » Je souhaitais qu’Allah confirme mes paroles, et le verset du choix (Ayat al-Takhyir) fut révélé : « Peut-être que son Seigneur, s’il vous divorce, lui donnera en échange des épouses meilleures que vous… » (sourate 66, verset 5). Et : « Si vous vous liguez contre lui, Allah est son Protecteur, Gabriel et les croyants vertueux, et les anges après cela sont ses soutiens » (sourate 66, verset 4). C’étaient Aïcha et Hafsa qui avaient poussé les autres épouses à demander plus d’argent. J’ai demandé : « Messager d’Allah, les as-tu divorcées ? » Il a répondu : « Non. » J’ai dit : « Je suis allé à la mosquée et j’ai trouvé les musulmans préoccupés, disant que tu avais divorcé de tes épouses. Veux-tu que je leur annonce que ce n’est pas le cas ? » Il a dit : « Oui, si tu veux. » J’ai continué à lui parler jusqu’à ce que les signes de colère disparaissent de son visage et qu’il se mette à sourire. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ est descendu, et moi aussi. Je me suis accroché au tronc du palmier, et le Messager d’Allah ﷺ est descendu avec aisance, comme s’il marchait sur le sol. J’ai dit : « Messager d’Allah, tu es resté dans ta chambre vingt-neuf jours. » Il a dit : « Parfois, le mois compte vingt-neuf jours. » Je me suis tenu à la porte de la mosquée et j’ai crié à haute voix : « Le Messager d’Allah ﷺ n’a pas divorcé de ses épouses. » C’est à cette occasion que ce verset a été révélé : « Quand leur parvient une nouvelle rassurante ou alarmante, ils la répandent ; mais s’ils la rapportaient au Messager et à ceux qui détiennent l’autorité, ceux qui cherchent à comprendre sauraient quoi faire… » (sourate 4, verset 83). Et c’est moi qui ai compris cette affaire, et Allah a révélé le verset concernant le choix donné au Prophète ﷺ pour garder ou divorcer de ses épouses

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Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنهما : J’avais l’intention de demander à Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه au sujet d’un verset, mais j’ai attendu un an par crainte de lui, jusqu’à ce qu’il parte en pèlerinage et que je l’accompagne. Sur le chemin du retour, il s’est écarté vers un arbre d’arak pour se soulager. J’ai attendu qu’il ait fini, puis j’ai marché avec lui et j’ai dit : « Commandeur des croyants, qui sont les deux épouses du Messager d’Allah ﷺ qui se sont soutenues l’une l’autre (dans leur demande d’argent) ? » Il a dit : « C’étaient Hafsa et Aïcha رضي الله عنهما. » Je lui ai dit : « Cela fait un an que je voulais t’interroger à ce sujet, mais je n’osais pas à cause de ton autorité. » Il a dit : « Ne fais pas cela. Si tu penses que j’ai une connaissance, demande-moi. Si je sais, je te répondrai. » Il a ajouté : « Par Allah, à l’époque de l’ignorance, nous n’avions aucun égard pour les femmes, jusqu’à ce qu’Allah révèle à leur sujet ce qu’Il a révélé et qu’Il leur accorde des droits. Un jour, je réfléchissais à quelque chose et ma femme m’a dit : “J’aimerais que tu fasses ceci ou cela.” Je lui ai répondu : “Cela ne te concerne pas, ne t’occupe pas de ce que je veux faire.” Elle m’a dit : “C’est étrange que toi, fils de Khattab, tu n’acceptes pas qu’on te réponde, alors que ta fille répond au Messager d’Allah ﷺ jusqu’à le contrarier toute la journée.” J’ai alors pris mon manteau et je suis allé voir Hafsa. Je lui ai dit : “Ô ma fille, j’ai entendu dire que tu réponds au Messager d’Allah ﷺ jusqu’à le contrarier.” Elle a dit : “Par Allah, nous lui répondons.” Je lui ai dit : “Fais attention, ma fille, je t’avertis contre la colère d’Allah et la colère de Son Messager ﷺ. Ne te laisse pas tromper par celle dont la beauté l’a séduite et par l’amour du Messager d’Allah ﷺ pour elle.” Je suis ensuite allé voir Umm Salama à cause de notre parenté et je lui ai parlé. Umm Salama m’a dit : “Omar ibn al-Khattab, c’est étrange que tu te mêles de tout, même entre le Messager d’Allah ﷺ et ses épouses.” Cela m’a tellement troublé que je n’ai rien ajouté et je suis sorti. J’avais un ami parmi les Ansar. Quand je m’absentais, il m’apportait des nouvelles, et quand il s’absentait, je lui en apportais. À ce moment-là, nous craignions un roi de Ghassan. Mon ami Ansari est venu frapper à ma porte et a dit : “Ouvre, ouvre !” J’ai demandé : “Le Ghassani est-il venu ?” Il a répondu : “C’est plus grave ! Le Messager d’Allah ﷺ s’est séparé de ses épouses.” J’ai dit : “Que le nez de Hafsa et d’Aïcha soit couvert de poussière !” J’ai pris mon manteau et je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ dans sa chambre haute, à laquelle il montait par une échelle en palmier. Son serviteur noir était assis au bas de l’échelle. J’ai dit : “C’est Omar.” On m’a donné la permission. J’ai raconté cela au Messager d’Allah ﷺ, et quand j’ai parlé d’Umm Salama, il a souri. Il était allongé sur une natte, sans rien entre lui et la natte, avec un oreiller en cuir rempli de fibres de palmier sous la tête, un tas de bois de santal à ses pieds et une peau suspendue près de sa tête. J’ai vu les marques de la natte sur son côté, et j’ai pleuré. Il m’a demandé : “Pourquoi pleures-tu ?” J’ai dit : “Messager d’Allah, Chosroès et César vivent dans le luxe, alors que toi, le Messager d’Allah, tu vis dans la pauvreté.” Il a répondu : “N’aimes-tu pas qu’ils aient les biens de ce monde, et que tu aies l’au-delà ?”

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Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Ibn Abbas a dit : « Je suis allé avec Omar jusqu’à ce que nous arrivions à Marr al-Zahran (un lieu), et le reste du hadith est le même que celui rapporté par Soulayman ibn Bilal, à la différence que j’ai demandé : “Qu’en est-il de ces deux femmes ?” Il a répondu : “C’étaient Hafsa et Umm Salama.” Il a ajouté : “Je suis allé dans les appartements et dans chacun, j’ai entendu des pleurs.” Il a aussi ajouté : “Le Prophète ﷺ avait fait le serment de rester éloigné d’elles pendant un mois, et après vingt-neuf jours, il les a visitées.” »

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Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : J’avais l’intention d’interroger Omar رضي الله عنه au sujet des deux femmes qui avaient insisté auprès du Prophète ﷺ pour obtenir plus de biens matériels durant sa vie, mais j’ai attendu un an sans trouver d’occasion. Un jour, alors que je voyageais avec lui vers La Mecque, il s’arrêta à Marr al-Zahran pour satisfaire un besoin naturel et me demanda de lui apporter de l’eau. Je le fis, et après qu’il se fut purifié, je commençai à verser de l’eau sur ses mains et ses pieds. Je me souvins alors de cet épisode de séparation entre le Prophète ﷺ et ses épouses, et je lui demandai : « Commandeur des croyants, qui sont ces deux femmes qui ont insisté auprès du Prophète ﷺ pour obtenir plus de confort matériel ? » Je n’avais pas fini de parler qu’il répondit : « C’étaient 'Aïsha et Hafsa. »

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Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Ibn ‘Abbas a rapporté : « J’ai toujours voulu interroger Omar رضي الله عنه au sujet des deux femmes parmi les épouses du Prophète ﷺ à propos desquelles Allah, le Très-Haut, a dit : “Si vous revenez toutes deux à Allah, alors vos cœurs se sont inclinés (vers le repentir)” (sourate 66, verset 4), jusqu’à ce qu’Omar parte pour le Hajj et que je l’accompagne. Sur le chemin, il s’est écarté pour ses besoins et j’ai apporté un récipient d’eau. Il a fait ses ablutions, puis j’ai dit : “Commandeur des croyants, qui sont ces deux femmes parmi les épouses du Prophète ﷺ à propos desquelles Allah a dit : ‘Si vous revenez toutes deux à Allah, alors vos cœurs se sont inclinés (vers le repentir)’ ?” Omar رضي الله عنه répondit : “Comme c’est étrange, Ibn ‘Abbas !” (Zuhri a dit : Par Allah, il n’aimait pas cette question, mais il n’a pas gardé le secret.) Il a dit : “Ce sont Hafsa et Aïcha.” Puis il raconta : “Nous étions des gens de Qouraïsh qui avions l’habitude de dominer nos femmes, mais en arrivant à Médine, nous avons trouvé des gens dominés par leurs femmes, et nos femmes ont commencé à apprendre de leurs femmes. Un jour, je me suis fâché contre ma femme et elle m’a répondu. Je n’aimais pas qu’elle me réponde. Elle m’a dit : ‘Tu n’aimes pas que je te réponde, mais, par Allah, les épouses du Messager d’Allah ﷺ lui répondent, et l’une d’elles se sépare de lui toute la journée jusqu’à la nuit.’ Je suis allé voir Hafsa et lui ai dit : ‘Réponds-tu au Messager d’Allah ﷺ ?’ Elle a dit : ‘Oui.’ J’ai dit : ‘Est-ce que l’une d’entre vous se sépare de lui toute la journée jusqu’à la nuit ?’ Elle a dit : ‘Oui.’ J’ai dit : ‘Celle qui fait cela a échoué et perdu. N’avez-vous pas peur de la colère d’Allah à cause de la colère de Son Messager ﷺ, et ainsi périr ? Ne répondez pas au Messager d’Allah ﷺ et ne lui demandez rien, mais demandez-moi ce que vous voulez. Que le comportement de ta compagne ne t’influence pas, même si elle est plus belle et plus aimée du Messager d’Allah ﷺ que toi (en parlant d’Aïcha رضي الله عنها).’ ” Il a ajouté : “J’avais un compagnon parmi les Ansar, et nous restions auprès du Messager ﷺ chacun notre tour. Il y allait un jour, moi le lendemain, et nous nous informions mutuellement des révélations et des nouvelles. Nous parlions de la menace des Ghassanides. Un jour, mon compagnon est venu la nuit, a frappé à ma porte et a dit : ‘Il s’est passé quelque chose de grave.’ J’ai demandé : ‘Les Ghassanides sont-ils venus ?’ Il a répondu : ‘Non, c’est plus grave : le Prophète ﷺ a divorcé de ses épouses.’ J’ai dit : ‘Hafsa a échoué et perdu, je le craignais.’ Le matin, j’ai prié l’aube, me suis habillé et suis allé voir Hafsa, qui pleurait. J’ai demandé : ‘Le Messager d’Allah ﷺ vous a-t-il divorcées ?’ Elle a dit : ‘Je ne sais pas, mais il s’est isolé dans sa chambre.’ Je suis allé voir le serviteur noir et lui ai demandé la permission d’entrer. Il est allé voir le Prophète ﷺ, puis est revenu sans rien dire. Je suis allé au minbar, où des gens pleuraient. Je suis resté un moment, puis je suis revenu voir le serviteur, qui m’a finalement fait signe d’entrer. J’ai salué le Messager d’Allah ﷺ, qui était allongé sur une natte, avec des marques sur le côté. J’ai demandé : ‘Messager d’Allah, as-tu divorcé de tes épouses ?’ Il a levé la tête et dit : ‘Non.’ J’ai dit : ‘Allah est le Plus Grand ! Messager d’Allah, si tu avais vu comment, à La Mecque, nous dominions nos femmes, mais à Médine, ce sont elles qui dominent. Un jour, ma femme m’a répondu, et je n’ai pas aimé cela. Elle m’a dit : “Tu n’aimes pas que je te réponde, mais les épouses du Prophète ﷺ lui répondent, et l’une d’elles se sépare de lui toute la journée.” J’ai dit : “Celle qui fait cela a échoué et perdu. N’a-t-elle pas peur de la colère d’Allah à cause de la colère du Messager ﷺ, et ainsi périr ?”’ Le Messager d’Allah ﷺ a souri. J’ai dit : ‘Messager d’Allah, j’ai dit à Hafsa : “Que le comportement de ta compagne (Aïcha) ne t’influence pas, même si elle est plus belle et plus aimée de toi.”’ Il a souri de nouveau. J’ai dit : ‘Messager d’Allah, puis-je te parler de choses agréables ?’ Il a dit : ‘Oui.’ Je me suis assis et j’ai levé la tête : par Allah, je n’ai rien vu d’important dans la maison, à part trois peaux. J’ai dit : ‘Messager d’Allah, invoque ton Seigneur pour qu’Il accorde la prospérité à ta communauté, comme Il l’a fait pour les Perses et les Romains, alors qu’ils n’adorent pas Allah.’ Il s’est redressé et a dit : ‘Ibn Khattab, doutes-tu qu’ils soient un peuple à qui tout a été donné dans ce bas-monde ?’ J’ai dit : ‘Messager d’Allah, demande pardon pour moi.’ Le Messager d’Allah ﷺ avait fait le serment de ne pas leur rendre visite pendant un mois, à cause de sa grande contrariété, jusqu’à ce qu’Allah lui montre Son mécontentement. Zuhri a dit : ‘Urwa m’a informé qu’Aïcha رضي الله عنها a dit : “Après vingt-neuf nuits, le Messager d’Allah ﷺ est venu me voir en premier. Je lui ai dit : ‘Messager d’Allah, tu avais juré de ne pas venir pendant un mois, or tu es venu après vingt-neuf nuits.’ Il répondit : ‘Le mois peut aussi compter vingt-neuf jours.’ Puis il dit : ‘Aïcha, je veux te parler d’une chose, ne sois pas pressée et consulte tes parents.’ Il récita alors le verset : ‘Ô Prophète, dis à tes épouses…’ jusqu’à ‘une grande récompense’ (sourate 33, verset 28).’ Aïcha رضي الله عنها a dit : ‘Par Allah, il savait que mes parents ne m’auraient jamais permis de me séparer de lui. J’ai dit : “Ai-je besoin de consulter mes parents ? Je choisis Allah, Son Messager et la demeure de l’au-delà.”’ Ma‘mar a dit : Ayyub m’a rapporté qu’Aïcha a dit : ‘Ne dis pas à tes épouses que je t’ai choisi.’ Le Messager d’Allah ﷺ a dit : ‘En vérité, Allah m’a envoyé comme messager, pas comme source de difficulté.’ Qatada a dit : ‘Saghat qulubukum’ signifie : ‘Vos cœurs se sont inclinés.’ »

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Rapporté par Fatima bint Qais رضي الله عنها : Abu 'Amr ibn Hafs l’a divorcée de façon définitive alors qu’il était absent, et il lui a envoyé son représentant avec un peu d’orge. Elle n’a pas apprécié cela, et quand il lui a dit : « Je jure par Allah que tu n’as aucun droit sur nous », elle est allée voir le Messager d’Allah ﷺ pour lui en parler. Il a dit : « Tu n’as droit à aucune pension de sa part. » Il lui a ordonné de passer sa période de 'idda dans la maison de Umm Sharik, puis il a dit : « C’est une femme que mes compagnons visitent souvent. Il vaut mieux que tu passes cette période dans la maison de Ibn Umm Maktum, car il est aveugle et tu pourras être plus à l’aise. Quand ta 'idda sera terminée, informe-moi. » Elle a dit : « Quand ma période de 'idda a pris fin, je lui ai dit que Mu’awiya ibn Abu Sufyan et Jahm m’avaient demandé en mariage. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : “Quant à Abu Jahm, il ne pose jamais son bâton de l’épaule (il est dur), et quant à Mu’awiya, il est pauvre et n’a pas de biens ; épouse plutôt Usama ibn Zaid.” J’ai hésité, mais il a répété : “Épouse Usama.” Alors je l’ai épousé. Allah a mis la bénédiction dans ce mariage et j’ai été enviée. »

46

Rapporté par Fatima bint Qais رضي الله عنها : Son mari l’a divorcée du vivant du Prophète d’Allah ﷺ et lui a donné une pension très modeste. En voyant cela, elle a dit : « Par Allah, je vais en informer le Messager d’Allah ﷺ. Si j’ai droit à une pension, j’accepterai ce qui me suffit, sinon je n’accepterai rien de lui. » Elle a raconté cela au Messager d’Allah ﷺ qui a dit : « Tu n’as droit ni à une pension ni à un logement. »

47

Rapporté par Fatima bint Qais رضي الله عنها : Son mari al-Makhzulmi l’a divorcée et a refusé de lui verser une pension. Elle est donc allée voir le Messager d’Allah ﷺ pour l’en informer. Il lui a dit : « Tu n’as pas droit à une pension. Il vaut mieux que tu ailles vivre dans la maison de Ibn Umm Maktum, car il est aveugle et tu pourras être à l’aise chez lui (c’est-à-dire que tu n’auras pas de difficulté à respecter la pudeur). »

48

Rapporté par Abu Salama : Fatima bint Qais, la sœur de al-Dahhak ibn Qais, lui a raconté qu’Abu Hafs ibn Mughira al-Makhzumi l’a divorcée trois fois puis est parti au Yémen. Les membres de sa famille lui ont dit : « Tu n’as droit à aucune pension de notre part. » Khalid ibn Walid et un groupe de personnes sont allés voir le Messager d’Allah ﷺ chez Maymouna et ont dit : « Abu Hafs a divorcé sa femme par trois prononcés ; a-t-elle droit à une pension ? » Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : « Elle n’a pas droit à une pension, mais elle doit observer la 'idda. » Il lui a envoyé le message de ne pas se précipiter pour prendre une décision sur elle-même, et lui a ordonné d’aller chez Umm Sharik. Ensuite, il lui a fait savoir que la maison de Umm Sharik est souvent visitée par les premiers émigrants, donc il vaut mieux qu’elle aille chez Ibn Umm Maktum, l’aveugle, (et il a ajouté : « Si tu enlèves ton voile, il ne te verra pas. ») Elle est donc allée chez lui, et quand sa 'idda s’est terminée, le Messager d’Allah ﷺ l’a mariée à Usama ibn Zaid ibn Haritha

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Rapporté par Fatima bint Qais رضي الله عنها : Elle avait été mariée à un homme des Banu Makhzum et il l’a divorcée par un divorce irrévocable. Elle a envoyé un message à sa famille pour demander une pension, et le reste du hadith a été transmis avec quelques différences dans les mots

50

Rapporté par Fatima bint Qais رضي الله عنها : Elle avait été mariée à Abu 'Amr ibn Hafs ibn al-Mughira et il l’a divorcée par trois prononcés. Elle a dit qu’elle est allée voir le Messager d’Allah ﷺ pour lui demander si elle devait quitter cette maison. Il lui a ordonné d’aller dans la maison de Ibn Umm Maktum, l’aveugle. Marwan a refusé de témoigner que la femme divorcée pouvait quitter la maison avant la fin de la 'idda. 'Urwa a dit que 'Aïsha رضي الله عنها a contesté les propos de Fatima bint Qais

51

Rapporté par un autre transmetteur : Ce hadith a été transmis par une autre chaîne de rapporteurs

52

Rapporté par Ubaidullah ibn Abdullah ibn Utba : 'Amr ibn Hafs ibn al-Mughira est parti avec Ali ibn Abi Talib رضي الله عنه vers le Yémen et a envoyé à sa femme le dernier prononcé de divorce qui restait du divorce irrévocable ; il a demandé à al-Harith ibn Hisham et 'Ayyash ibn Abu Rabi'a de lui verser une pension. Ils lui ont dit : « Par Allah, tu n’as droit à une pension que si tu es enceinte. » Elle est allée voir le Messager d’Allah ﷺ pour lui rapporter leur avis, et il a dit : « Tu n’as pas droit à une pension. » Elle a alors demandé la permission de déménager, et il (le Prophète) le lui a permis. Elle a dit : « Ô Messager d’Allah, où dois-je aller ? » Il a répondu : « Dans la maison de Ibn Umm Maktum, car il est aveugle et tu pourras être à l’aise devant lui. » Quand sa 'idda a pris fin, le Messager d’Allah ﷺ l’a mariée à Usama ibn Zaid. Marwan (le gouverneur de Médine) a envoyé Qabisa ibn Dhuwaib pour l’interroger sur ce hadith, et elle le lui a raconté. Marwan a alors dit : « Nous n’avons entendu ce hadith que d’une femme. Nous suivrons la voie la plus sûre, celle des gens. » Fatima a dit que lorsque ces paroles de Marwan lui ont été rapportées, elle a répondu : « Il y a entre toi et moi la parole d’Allah, le Très-Haut : “Ne les chassez pas de leurs maisons.” » Elle a précisé : « Cela concerne le divorce révocable ; que peut-il arriver de nouveau après trois prononcés (séparation définitive) ? Pourquoi dites-vous qu’elle n’a pas droit à une pension si elle n’est pas enceinte ? Alors, sur quelle base l’empêchez-vous de partir ? »

53

Rapporté par Sha'bi : Je suis allé voir Fatima bint Qais et je lui ai demandé quel avait été le jugement du Messager d’Allah ﷺ concernant le logement et la pension pendant la 'idda. Elle a dit que son mari l’avait divorcée par un divorce irrévocable. Elle a ajouté : « J’ai plaidé devant le Messager d’Allah ﷺ pour avoir un logement et une pension, mais il ne m’a rien accordé de tout cela, et il m’a ordonné de passer ma 'idda dans la maison de Ibn Umm Maktum. »

54

Rapporté par un autre transmetteur : Un hadith similaire a été transmis par Hushaim par une autre chaîne de rapporteurs

55

Rapporté par Sha'bi : Nous avons rendu visite à Fatima bint Qais et elle nous a servi des dattes fraîches et une boisson à base de farine d’orge. Je lui ai demandé : « Où une femme divorcée par trois prononcés doit-elle passer sa période de 'idda ? » Elle a répondu : « Mon mari m’a divorcée par trois prononcés, et le Messager d’Allah ﷺ m’a permis de passer ma 'idda chez ma famille (chez mes parents). »

56

Rapporté par Fatima bint Qais رضي الله عنها : Elle a rapporté du Messager d’Allah ﷺ qu’il n’y a ni logement ni pension pour une femme qui a reçu un divorce irrévocable

57

Rapporté par Fatima bint Qais رضي الله عنها : Mon mari m’a divorcée par trois prononcés. J’ai décidé de déménager (de sa maison vers un autre endroit). Je suis donc allée voir le Messager d’Allah ﷺ, et il m’a dit : « Va dans la maison de ton cousin 'Amr ibn Umm Maktum et passe ta période de 'idda là-bas. »

58

Rapporté par Abu Ishaq : J’étais avec al-Aswad ibn Yazid assis dans la grande mosquée, et avec nous se trouvait al-Sha'bi, qui a raconté le récit de Fatima bint Qais رضي الله عنها selon lequel le Messager d’Allah ﷺ ne lui avait pas accordé de logement ni de pension. Al-Aswad a alors pris des cailloux dans sa main et les a lancés vers lui en disant : « Malheur à toi, tu racontes cela alors qu’Omar a dit : “Nous ne pouvons pas délaisser le Livre d’Allah et la Sunna de notre Prophète ﷺ pour les paroles d’une femme. Nous ne savons pas si elle s’en souvient ou si elle a oublié. Pour elle, il y a un logement et une pension. Allah, le Très-Haut, a dit : ‘Ne les chassez pas de leurs maisons et qu’elles ne partent pas elles-mêmes, sauf si elles commettent une faute grave’ (sourate 65, verset 1).” »

59

Rapporté par un autre transmetteur : Un hadith similaire a été rapporté par Ishaq avec la même chaîne de transmetteurs

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Rapporté par Fatima bint Qais رضي الله عنها : Son mari l’a divorcée par trois prononcés et le Messager d’Allah ﷺ ne lui a pas accordé de logement ni de pension. Elle a ajouté : « Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : “Quand ta période de 'idda sera terminée, informe-moi.” Je l’ai donc informé. (À ce moment-là) Mu’awiya, Abu Jahm et Usama ibn Zaid m’avaient demandé en mariage. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Quant à Mu’awiya, il est pauvre et sans biens. Quant à Abu Jahm, il frappe beaucoup les femmes, mais Usama ibn Zaid…” » Elle a fait un geste de la main (pour montrer qu’elle n’était pas favorable à l’idée d’épouser Usama). Mais le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Obéir à Allah et à Son Messager est meilleur pour toi. » Elle a dit : « Je l’ai donc épousé, et j’ai été enviée. »

61

Rapporté par Fatima bint Qais رضي الله عنها : Mon mari Abu 'Amr ibn Hafs ibn al-Mughira a envoyé 'Ayyash ibn Abu Rabi'a pour me remettre le divorce, et il m’a aussi envoyé cinq mesures de dattes et cinq mesures d’orge. J’ai dit : « Je n’ai droit qu’à cela comme pension, et je ne peux même pas passer ma 'idda dans votre maison ? » Il a répondu : « Non. » Elle a dit : « Je me suis préparée et je suis allée voir le Messager d’Allah ﷺ. » Il a demandé : « Combien de prononcés de divorce as-tu reçus ? » J’ai répondu : « Trois. » Il a confirmé ce que 'Ayyash ibn Abu Rabi'a avait dit : « Tu n’as pas droit à une pension. Passe ta 'idda dans la maison de ton cousin, Ibn Umm Maktum. Il est aveugle et tu pourras être à l’aise devant lui. Quand ta 'idda sera terminée, informe-moi. » Elle a dit : « Mu’awiya et Abu’l-Jahm رضي الله عنهما faisaient partie de ceux qui m’avaient demandée en mariage. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Mu’awiya est pauvre et sans ressources, et Abu’l-Jahm est très dur avec les femmes (ou il frappe les femmes, ou quelque chose de ce genre), tu devrais choisir Usama ibn Zaid (comme époux). »

62

Rapporté par Abu Bakr ibn Abu’l-Jahm : Moi et Abu Salama ibn 'Abd al-Rahman sommes allés voir Fatima bint Qais رضي الله عنها pour l’interroger (sur le divorce, etc.). Elle a dit : « J’étais l’épouse de Abu 'Amr ibn Hafs ibn al-Mughira, et il est parti pour la bataille de Najran. » Le reste du hadith est le même, mais il a ajouté : « Elle a dit : Je l’ai épousé et Allah m’a honorée grâce à Ibn Zaid et Allah m’a accordé Sa faveur à travers lui. »

63

Rapporté par Abu Bakr : Moi et Abu Salama sommes allés voir Fatima bint Qais رضي الله عنها à l’époque de Ibn Zubair رضي الله عنه et elle nous a raconté que son mari lui avait donné un divorce irrévocable. (Le reste du hadith est le même)

64

Rapporté par Fatima bint Qais رضي الله عنها : Mon mari m’a divorcée par trois prononcés et le Messager d’Allah ﷺ ne m’a accordé ni logement ni pension

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Rapporté par Hisham, d’après son père : Yahya ibn Sa'id ibn al-'As a épousé la fille de 'Abd al-Rahman ibn al-Hakam, puis il l’a divorcée et l’a fait sortir de sa maison. 'Urwa رضي الله عنه a critiqué cette action des membres de la famille de son ex-mari. Ils ont dit : « En vérité, Fatima aussi est sortie (de la maison de son ex-mari). » 'Urwa a dit : « Je suis allé voir 'Aïsha رضي الله عنها et je lui ai parlé de cela, et elle a dit : “Il n’y a rien de bon pour Fatima bint Qais رضي الله عنها à en parler.” »

66

Rapporté par Fatima bint Qais رضي الله عنها : Elle a dit : « Ô Messager d’Allah, mon mari m’a divorcée par trois prononcés et j’ai peur d’avoir des difficultés. » Il lui a donc ordonné de déménager, et elle a ainsi changé de maison

67

Rapporté par 'Aïsha رضي الله عنها : Il n’y a rien de bon pour Fatima à en parler, c’est-à-dire sa déclaration : « Il n’y a ni logement ni pension pour les femmes divorcées. »

68

Rapporté par Ibn al-Qasim, d’après son père : 'Urwa ibn Zubair رضي الله عنه a dit à 'Aïsha رضي الله عنها : « N’as-tu pas vu que telle fille de al-Hakam a été divorcée par son mari par un divorce irrévocable, et elle a quitté la maison de son mari ? » 'Aïsha رضي الله عنها a répondu : « C’était mal de sa part. » Il (Urwa) a dit : « N’as-tu pas entendu les paroles de Fatima ? » Elle a répondu : « Il n’y a rien de bon pour elle à en parler. »

69

Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنهما : Ma tante maternelle a été divorcée et elle voulait cueillir ses dattes. Quelqu’un l’a réprimandée d’être sortie (pendant sa période de 'idda). Elle est allée voir le Prophète d’Allah ﷺ et il lui a dit : « Tu peux certainement cueillir (les dattes) de tes palmiers, car peut-être en donneras-tu en aumône ou feras-tu une bonne action. »

70

Rapporté par ‘Ubaidullah ibn ‘Abdullah ibn ‘Utba (ibn Mas‘ud) : Son père écrivit à ‘Umar ibn ‘Abdullah ibn al-Arqam al-Zuhri pour qu’il se rende auprès de Subai‘ah bint al-Harith al-Aslamiyya رضي الله عنها et lui demande un avis juridique que le Messager d’Allah ﷺ lui avait donné lorsqu’elle l’avait interrogé (concernant la fin de la période d’attente après l’accouchement). ‘Umar ibn ‘Abdullah écrivit à ‘Abdullah ibn ‘Utba pour l’informer que Subai‘ah lui avait raconté qu’elle était mariée à Sa‘d ibn Khaula, qui appartenait à la tribu de ‘Amir ibn Lu’ayy et avait participé à la bataille de Badr. Il mourut lors du pèlerinage d’adieu alors qu’elle était enceinte. Peu de temps après sa mort, elle donna naissance à un enfant. Une fois la période post-accouchement terminée, elle se fit belle pour ceux qui souhaitaient la demander en mariage. ‘Abd al-Sunabil ibn Ba’kak (des Banu ‘Abd al-Dar) vint la voir et lui dit : « Pourquoi t’es-tu embellie ? Peut-être veux-tu te remarier. Par Allah, tu ne peux pas te remarier avant que quatre mois et dix jours ne soient passés. » Après cela, je me suis habillée et, le soir venu, je suis allée voir le Messager d’Allah ﷺ pour lui demander son avis. Il m’a donné un avis religieux disant que j’avais le droit de me remarier après avoir accouché, et il m’a conseillé de me remarier si je le souhaitais. Ibn Shihab a dit : « Je ne vois aucun mal à ce qu’une femme se remarie après avoir accouché, même si elle saigne encore après l’accouchement, sauf que son mari ne doit pas avoir de rapports avec elle tant qu’elle n’est pas purifiée. »

71

Rapporté par Abu Salama ibn ‘Abd al-Rahman et Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Ils se sont réunis dans la maison d’Abu Huraira رضي الله عنه et ont discuté du cas d’une femme qui accouche quelques nuits après la mort de son mari. Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a dit : « Sa période d’attente est celle qui est la plus longue des deux (entre quatre mois et dix jours, ou la naissance de l’enfant, selon ce qui dure le plus longtemps). » Mais Abu Salama a dit : « Sa période d’attente se termine à la naissance de l’enfant. » Ils débattaient à ce sujet, alors Abu Huraira رضي الله عنه a dit : « Je suis l’avis de mon neveu (c’est-à-dire Abu Salama). » Ils ont envoyé Kuraib (l’affranchi d’Ibn ‘Abbas) demander à Umm Salama رضي الله عنها. Il est revenu et leur a rapporté qu’Umm Salama رضي الله عنها a dit que Subai‘ah al-Aslamiyya avait accouché après la mort de son mari, alors que peu de nuits s’étaient écoulées, et qu’elle en avait parlé au Messager d’Allah ﷺ, qui lui avait ordonné de se remarier

72

Rapporté par Abu Salama ibn ‘Abd al-Rahman et Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs, à une différence près : ils l’ont envoyée chez Umm Salama, mais il n’est pas fait mention de Kuraib

73

Rapporté par Zainab bint Abu Salama رضي الله عنها : Je suis allée voir Umm Habiba, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, lorsque son père Abu Sufyan est décédé. Umm Habiba a demandé un parfum jaune, ou quelque chose de similaire, et l’a appliqué sur une jeune fille, puis s’en est mise sur les joues. Elle a dit : « Par Allah, je n’ai besoin d’aucun parfum, mais j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire sur le minbar : “Il n’est pas permis à une femme croyant en Allah et au Jour dernier de porter le deuil pour un défunt plus de trois jours, sauf pour son mari, où cela est permis pendant quatre mois et dix jours.” » Zainab a dit : « Je suis ensuite allée voir Zainab bint Jahsh رضي الله عنها lorsque son frère est décédé. Elle a demandé du parfum, en a mis sur elle-même et a dit : “Par Allah, je n’en ai pas besoin, mais j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire sur le minbar : ‘Il n’est pas permis à une femme croyant en Allah et au Jour dernier de porter le deuil pour un défunt plus de trois jours, sauf pour son mari, pour qui elle peut porter le deuil pendant quatre mois et dix jours.’” » Zainab رضي الله عنها a dit : « J’ai entendu ma mère Umm Salama رضي الله عنها dire : Une femme est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : ‘Ô Messager d’Allah, ma fille a perdu son mari et a un problème à l’œil. Peut-on lui mettre du khôl ?’ Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : ‘Non’ (il l’a répété deux ou trois fois, disant seulement ‘Non’ à chaque fois). Puis il a dit : ‘Ce n’est que quatre mois et dix jours, alors qu’avant l’islam, aucune d’entre vous ne se débarrassait de la saleté avant qu’une année ne soit passée.’ » Humaid a demandé à Zainab : « Qu’est-ce que ce fait de jeter la saleté après un an ? » Zainab a expliqué : « Quand une femme perdait son mari, elle s’isolait dans une cabane, portait ses pires vêtements, n’utilisait ni parfum ni rien de ce genre jusqu’à ce qu’un an soit passé. Ensuite, on lui amenait un animal comme un âne, une chèvre ou un oiseau, elle posait sa main dessus, et parfois l’animal mourait. Après cela, elle sortait de chez elle, on lui donnait de la saleté qu’elle jetait, puis elle pouvait utiliser du parfum ou autre chose si elle le voulait. »

74

Rapporté par Zainab bint Umm Salama رضي الله عنها : Une parente d’Umm Habiba رضي الله عنها est décédée. Umm Habiba a demandé un parfum jaune et s’en est mis sur l’avant-bras, puis a dit : « Je le fais car j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Il n’est pas permis à une femme croyant en Allah et au Jour dernier de porter le deuil plus de trois jours, sauf pour son mari, pour qui elle peut porter le deuil pendant quatre mois et dix jours.” »

75

Rapporté par Zainab bint Umm Salama رضي الله عنها : Ce hadith a été rapporté par Zainab d’après sa mère, et aussi d’après Zainab, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, ou d’après une autre femme parmi les épouses du Prophète ﷺ

76

Rapporté par Zainab bint Umm Salama رضي الله عنها d’après sa mère : Une femme a perdu son mari. Comme elle avait des problèmes aux yeux, sa famille craignait pour elle et est allée demander au Messager d’Allah ﷺ la permission d’utiliser du khôl. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’une d’entre vous passait un an enfermée dans une cabane, vêtue de ses pires habits. À la fin de cette période, elle jetait de la saleté sur le chien qui passait, puis elle sortait de sa période d’attente. Ne peut-elle pas patienter quatre mois et dix jours ? »

77

Rapporté par Humaid ibn Nafi‘ : Il a rapporté deux traditions d’Umm Salama concernant le khôl, et un autre hadith des épouses du Prophète d’Allah ﷺ, mais sans mentionner Zainab

78

Traduction non disponible

79

Rapporté par Zainab bint Abu Salama : Quand la nouvelle de la mort d’Abu Sufyan est parvenue à Umm Habiba, elle a demandé du parfum jaune le troisième jour, s’en est mis sur les avant-bras et les joues, puis a dit : « Je n’en avais pas vraiment besoin, mais j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Il n’est pas permis aux femmes croyant en Allah et au Jour dernier de s’abstenir de s’embellir plus de trois jours, sauf en cas de décès du mari, où elle doit s’abstenir de s’embellir pendant quatre mois et dix jours.” »

80

Rapporté par Safiyya bint Abu ‘Ubaid d’après Hafsa ou ‘Aïsha رضي الله عنهما ou d’après les deux : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’est pas permis à une femme croyant en Allah et au Jour dernier (ou croyant en Allah et en Son Messager) de porter le deuil pour un défunt plus de trois jours, sauf en cas de décès de son mari. »

81

Rapporté par Nafi‘ : Un hadith similaire a été rapporté de lui

82

Rapporté par Safiyya bint Abu ‘Ubaid : Elle a entendu Hafsa, fille de ‘Umar رضي الله عنهما et épouse du Prophète d’Allah ﷺ, rapporter un hadith similaire du Messager d’Allah ﷺ, avec cette précision : « Elle doit s’abstenir de s’embellir (en cas de décès de son mari) pendant quatre mois et dix jours. »

83

Rapporté par Safiyya bint Abu ‘Ubaid : Elle a rapporté cette tradition du Prophète d’Allah ﷺ d’après certaines épouses du Messager d’Allah ﷺ

84

Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’est pas permis à une femme croyant en Allah et au Jour dernier de porter le deuil pour un défunt plus de trois jours, sauf en cas de décès de son mari. »

85

Rapporté par Umm ‘Atiyya رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Une femme ne doit pas porter le deuil pour un défunt plus de trois jours, sauf pour son mari, où cela dure quatre mois et dix jours. Elle ne doit pas porter de vêtements teints, sauf ceux faits de fil déjà teint, ni utiliser de khôl, ni toucher au parfum, sauf un peu de parfum ou d’encens après s’être purifiée de ses menstrues. »

86

Rapporté par Hisham : Un hadith similaire a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs, avec une légère variation dans les mots

87

Rapporté par Umm ‘Atiyya رضي الله عنها : On nous a interdit de porter le deuil pour un défunt plus de trois jours, sauf pour le mari (où cela est permis pendant quatre mois et dix jours). Pendant cette période, nous ne devions ni utiliser de khôl, ni toucher au parfum, ni porter de vêtements teints, mais il était permis à une femme, après s’être purifiée de ses menstrues, d’utiliser un peu d’encens ou de parfum