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27 - Le Livre du divorce

1

Rapporté par Nafi’, d’après ‘Abdullah : Il a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles. ‘Umar a interrogé le Messager d’Allah à ce sujet et a dit : “Abdullah a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles.” Il a dit : “Dis à ‘Abdullah de la reprendre, puis de la laisser jusqu’à ce qu’elle soit purifiée de cette période, puis qu’elle ait de nouveau ses règles, puis, quand elle sera de nouveau purifiée, s’il veut, il peut se séparer d’elle avant d’avoir des rapports, ou s’il veut, il peut la garder. C’est à ce moment-là qu’Allah, le Puissant et Majestueux, a fixé que les femmes peuvent être divorcées.”

2

Rapporté par Ibn ‘Umar : Il a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles, à l’époque du Messager d’Allah. ‘Umar bin Al-Khattab, que Allah l’agrée, a interrogé le Messager d’Allah à ce sujet, et le Messager d’Allah a dit : “Dis-lui de la reprendre et de la garder jusqu’à ce qu’elle soit purifiée, puis qu’elle ait de nouveau ses règles et soit purifiée à nouveau. Ensuite, s’il veut, il peut la garder, ou s’il veut, il peut la divorcer avant d’avoir des rapports avec elle. C’est à ce moment-là qu’Allah, le Puissant et Majestueux, a fixé que les femmes peuvent être divorcées.”

3

Rapporté par Salim bin ‘Abdullah bin ‘Umar, d’après ‘Abdullah bin ‘Umar : J’ai divorcé de ma femme du vivant du Messager d’Allah alors qu’elle avait ses règles. ‘Umar en a parlé au Messager d’Allah, et le Messager d’Allah s’est mis en colère et a dit : “Qu’il la reprenne, puis la garde jusqu’à ce qu’elle ait de nouveau ses règles et soit purifiée à nouveau. Ensuite, s’il veut la divorcer quand elle est purifiée et avant d’avoir des rapports, c’est un divorce au moment prescrit comme Allah, le Puissant et Majestueux, l’a révélé.” ‘Abdullah bin ‘Umar a dit : “Je l’ai reprise, mais j’ai quand même compté ce divorce.”

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Rapporté par Abdullah bin Ayman, ayant interrogé Ibn ‘Umar, alors qu’Abu Az-Zubair écoutait : “Que penses-tu d’un homme qui divorce de sa femme alors qu’elle a ses règles ?” Il lui a répondu : “Abdullah bin ‘Umar a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles à l’époque du Messager d’Allah. ‘Umar a interrogé le Messager d’Allah à ce sujet et a dit : ‘Abdullah bin ‘Umar a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles.’ Le Messager d’Allah a dit : ‘Qu’il la reprenne.’ Il m’a donc fait la reprendre. Il a dit : ‘Quand elle sera purifiée, qu’il la divorce ou la garde.’ Ibn ‘Umar a dit : « Le Prophète ﷺ a dit : {“Ô Prophète ! Lorsque vous divorcez des femmes, divorcez-les en tenant compte de leur ‘iddah (délai prescrit).”} »

5

Rapporté par Ibn ‘Abbas, à propos de la parole d’Allah, le Puissant et Majestueux : “Ô Prophète ! Quand vous divorcez des femmes, divorcez-les à la période prescrite.” Ibn ‘Abbas, que Allah l’agrée, a dit : “Avant que leur période d’attente ne commence.”

6

Rapporté par ‘Abdullah : Le divorce selon la Sunna consiste à divorcer quand elle est purifiée (sans avoir ses règles) et sans avoir eu de rapports avec elle. Si elle a ses règles puis redevient pure, donne-lui un autre divorce, et si elle a de nouveau ses règles puis redevient pure, donne-lui un autre divorce, puis après cela, elle doit attendre une nouvelle période de règles.” Al-A’mash a dit : “J’ai demandé à Ibrahim, et il a dit quelque chose de similaire.”

7

Rapporté par ‘Abdullah : Le divorce selon la Sunna est de divorcer d’elle quand elle est purifiée (sans avoir ses règles) et sans avoir eu de rapports avec elle

8

Rapporté par ‘Abdullah : Il a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles. ‘Umar est allé en informer le Prophète. Le Prophète lui a dit : “Dis à ‘Abdullah de la reprendre, puis, quand elle aura fait le Ghusl, qu’il la laisse, jusqu’à ce qu’elle ait de nouveau ses règles. Ensuite, quand elle aura fait le Ghusl après cette deuxième période, qu’il ne la touche pas jusqu’à ce qu’il la divorce. Et s’il veut la garder, qu’il la garde. C’est à ce moment-là qu’Allah a fixé que les femmes peuvent être divorcées.”

9

Rapporté par Ibn ‘Umar : Il a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles. Il en a parlé au Prophète, qui a dit : “Dis-lui de la reprendre, puis de la divorcer quand elle est purifiée (sans avoir ses règles) ou enceinte.”

10

Rapporté par Ibn ‘Umar : Il a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles, mais le Messager d’Allah lui a dit de la reprendre, puis de la divorcer quand elle serait purifiée (sans avoir ses règles)

11

Rapporté par Yunus bin Jubair : J’ai demandé à Ibn ‘Umar au sujet d’un homme qui divorce de sa femme alors qu’elle a ses règles. Il a dit : “Connais-tu ‘Abdullah bin ‘Umar ? Il a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles, et ‘Umar a interrogé le Prophète à ce sujet, et il lui a dit de la reprendre, puis d’attendre le bon moment.” Je lui ai demandé : “Ce divorce a-t-il été compté ?” Il a répondu : “Tais-toi ! Que penses-tu si quelqu’un devient impuissant et agit de façon insensée ?”

12

Rapporté par Yunus bin Jubair : J’ai dit à Ibn ‘Umar : “Un homme a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles.” Il a dit : “Connais-tu ‘Abdullah bin ‘Umar ? Il a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles, et ‘Umar est allé voir le Prophète et l’a interrogé, et il lui a dit de la reprendre puis d’attendre le bon moment.” Je lui ai demandé : “Ce divorce a-t-il été compté ?” Il a répondu : “Tais-toi ! Que penses-tu si quelqu’un devient impuissant et agit de façon insensée ?”

13

Rapporté par Makhramah, d’après son père : J’ai entendu Mahmud bin Labid dire : “On a parlé au Messager d’Allah d’un homme qui avait divorcé de sa femme trois fois en une seule fois. Il s’est levé en colère et a dit : Est-ce qu’on se moque du Livre d’Allah alors que je suis encore parmi vous ?” Un homme s’est alors levé et a dit : “Ô Messager d’Allah, dois-je le tuer ?”

14

Rapporté par Sahl bin Sa'd As-Sa'idi : 'Uwaimir Al-'Ajlani est venu voir 'Asim bin 'Adiy et lui a dit : "Qu'en penses-tu, ô 'Asim ! Si un homme trouve un autre homme avec sa femme, doit-il le tuer et être tué en représailles, ou que doit-il faire ? Ô 'Asim ! Demande au Messager d'Allah à ce sujet pour moi." 'Asim a donc interrogé le Messager d'Allah à ce sujet, et le Messager d'Allah n'a pas apprécié la question et a critiqué le fait de poser trop de questions, au point qu''Asim s'est senti gêné. Quand 'Asim est retourné auprès des siens, 'Uwaimir est venu le voir et lui a demandé : "Ô 'Asim, qu'a dit le Messager d'Allah ?" 'Asim a répondu : "Tu ne m'as rien apporté de bon. Le Messager d'Allah n'a pas aimé la question que tu as posée." 'Uwaimir a dit : "Par Allah, j'irai moi-même demander au Messager d'Allah." Il est donc allé voir le Messager d'Allah et l'a trouvé au milieu des gens. Il a dit : "Ô Messager d'Allah, que penses-tu si un homme trouve un autre homme avec sa femme, doit-il le tuer et être tué en représailles, ou que doit-il faire ?" Le Messager d'Allah a dit : "Une révélation est descendue à ton sujet et celui de ta femme, alors va la chercher." Sahl a dit : "Ils ont alors procédé au li'an, et j'étais parmi les gens en présence du Messager d'Allah. Quand 'Uwaimir a terminé, il a dit : 'Je mentirais à son sujet, ô Messager d'Allah, si je la gardais.' Il l'a donc divorcée trois fois avant même que le Messager d'Allah ne lui dise de le faire

15

Rapporté par Fatimah bint Qais : Je suis allée voir le Prophète et j'ai dit : "Je suis la fille d'Ali Khalid et mon mari, un tel, m'a envoyé un message pour me divorcer. J'ai demandé à sa famille de la nourriture et un logement mais ils ont refusé." Ils ont dit : "Ô Messager d'Allah, il lui a envoyé un message pour la divorcer trois fois." Elle a dit : "Le Messager d'Allah a dit : 'La femme a encore droit à la nourriture et au logement si le mari peut encore la reprendre

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Rapporté par Fatimah bint Qais : Le Prophète a dit : "La femme divorcée trois fois n'a pas droit à la nourriture ni au logement

17

Rapporté par Fatimah bint Qais : Abu 'Amr bin Hafs Al-Makhzumi l'a divorcée trois fois. Khalid bin Al-Walid est allé avec un groupe de la tribu de Makhzum voir le Messager d'Allah et a dit : "Ô Messager d'Allah ! Abu 'Amr bin Hafs a divorcé Fatimah trois fois, a-t-elle droit à une pension ?" Il a dit : "Elle n'a droit ni à une pension ni à un logement

18

Rapporté par Ibn Tawus, de son père : Abu As-Sahba' est venu voir Ibn 'Abbas et lui a dit : "Ô Ibn 'Abbas ! Ne sais-tu pas que, du temps du Messager d'Allah, d'Abu Bakr et au début du califat de 'Umar, le triple divorce était compté comme un seul divorce ?" Il a dit : "Oui

19

Rapporté par 'Aishah : Le Messager d'Allah a été interrogé au sujet d'un homme qui a divorcé de sa femme, puis elle s'est mariée avec un autre homme qui a eu un entretien privé avec elle puis l'a divorcée, avant d'avoir eu des rapports avec elle. Est-il permis qu'elle se remarie avec le premier mari ? Le Messager d'Allah a dit : "Non, pas avant que le second ait goûté à sa douceur et qu'elle ait goûté à sa douceur

20

Rapporté par 'Aishah : La femme de Rifa'ah Al-Qurazi est venue voir le Messager d'Allah et a dit : "Ô Messager d'Allah ! Je me suis mariée avec 'Abdur-Rahman bin Az-Zabir, et ce qu'il a, c'est comme cette frange." Le Messager d'Allah a dit : "Peut-être veux-tu retourner auprès de Rifa'ah ? Non, pas avant qu'il ('Abdur-Rahman) ait goûté à ta douceur et que tu aies goûté à sa douceur

21

Rapporté par 'Aishah : La femme de Rifa'ah Al-Qurazi est venue voir le Prophète alors qu'Abu Bakr était avec lui, et elle a dit : "Ô Messager d'Allah ! J'étais mariée à Rifa'ah Al-Qurazi et il m'a divorcée de façon irrévocable. Ensuite, je me suis mariée avec 'Abdur-Rahman bin Az-Zabir, et par Allah, ô Messager d'Allah, ce qu'il a, c'est comme cette frange." Et elle a montré une frange de son jilbab. Khalid bin Sa'eed était à la porte et ne l'a pas laissée entrer. Il a dit : "Ô Abu Bakr, n'entends-tu pas cette femme parler ainsi devant le Messager d'Allah ?" Il a dit : "Veux-tu retourner auprès de Rifa'ah ? Non, pas avant que tu aies goûté à sa douceur et qu'il ait goûté à ta douceur

22

Rapporté par Hammad bin Zaid : J'ai dit à Ayyub : "Connais-tu quelqu'un d'autre qu'Al-Hasan qui a dit, à propos de l'expression 'C'est à toi de voir', que cela équivaut à trois (divorces) ?" Il a dit : "Non." Puis il a dit : "Ô Allah, pardonne-moi, désolé." Qatadah m'a rapporté de Kathir, l'affranchi d'Ibn Samurah, d'Abu Salamah, d'Abu Hurairah, que le Prophète a dit : "Trois." J'ai rencontré Kathir et lui ai demandé, mais il ne s'en souvenait pas. Je suis retourné voir Qatadah et lui ai dit, et il a dit : "Il a oublié

23

Rapporté par 'Aishah : La femme de Rifa'ah est venue voir le Messager d'Allah et a dit : "Mon mari m'a divorcée de façon irrévocable. Ensuite, je me suis mariée avec 'Abdur-Rahman bin Az-Zabir et ce qu'il a, c'est comme la frange d'un vêtement." Le Messager d'Allah a souri et a dit : "Peut-être veux-tu retourner auprès de Rifa'ah ? Non, pas avant qu'il ait goûté à ta douceur et que tu aies goûté à sa douceur

24

Rapporté par 'Aishah : Un homme a divorcé de sa femme trois fois et elle s'est mariée avec un autre homme qui l'a divorcée avant d'avoir eu des rapports avec elle. On a demandé au Messager d'Allah : "Est-elle permise pour le premier (pour qu'il la remarie) ?" Il a dit : "Non, pas avant qu'il ait goûté à sa douceur comme le premier a goûté à sa douceur

25

Rapporté par 'Abdullah bin 'Abbas : Al-Ghumaisa ou Ar-Rumaisa' est venue se plaindre au Prophète que son mari n'avait pas de rapports avec elle. Peu après, son mari est venu et a dit : "Ô Messager d'Allah, elle ment ; il a des rapports avec elle, mais elle veut retourner auprès de son premier mari." Le Messager d'Allah a dit : "Elle ne peut pas faire cela avant d'avoir goûté à sa douceur

26

Rapporté par Ibn 'Umar : Le Prophète a dit, à propos d'un homme qui avait une femme et l'a divorcée, puis elle s'est mariée avec un autre homme qui l'a divorcée avant de consommer le mariage avec elle, et on a demandé si elle pouvait retourner auprès de son premier mari : "Non, pas avant qu'elle ait goûté à sa douceur

27

Rapporté par Ibn 'Umar : Le Prophète a été interrogé au sujet d'un homme qui a divorcé de sa femme trois fois, puis un autre homme l'a épousée, a fermé la porte et tiré le rideau, puis l'a divorcée avant de consommer le mariage avec elle. Il a dit : "Elle n'est pas permise pour le premier (pour qu'il la remarie) tant que le second n'a pas eu de rapports avec elle

28

Rapporté par 'Abdullah : Le Messager d'Allah a maudit la femme qui fait des tatouages et celle qui se fait tatouer, la femme qui pose des extensions de cheveux et celle qui en porte, celui qui consomme de l'intérêt et celui qui en paie, ainsi qu'Al-Muhallil et Al-Muhallal Lahu

29

Rapporté par 'Aishah : Quand la femme kilabite est entrée auprès du Prophète, elle a dit : "Je cherche refuge auprès d'Allah contre toi." Le Messager d'Allah a dit : "Tu as cherché refuge auprès d'un Grand. Retourne auprès de ta famille

30

Rapporté par Abu Bakr, fils d'Abu Al-Jahm : J'ai entendu Fatimah bint Qais dire : "Mon mari m'a envoyé un message pour me divorcer, alors j'ai mis mes vêtements et je suis allée voir le Prophète. Il a dit : 'Combien de fois t'a-t-il divorcée ?' J'ai dit : 'Trois fois.' Il a dit : 'Tu n'as pas droit à une pension. Observe ta période de 'Iddah dans la maison de ton cousin paternel Ibn Umm Maktum, car il est aveugle et tu peux enlever tes vêtements là-bas. Et quand ta 'Iddah sera terminée, préviens-moi.'" Ceci est un résumé

31

Rapporté par Tamim, l'affranchi de Fatimah, de la part de Fatimah : Un récit similaire a été rapporté

32

Rapporté par Ibn 'Abbas : Un homme est venu le voir et a dit : "J'ai rendu ma femme interdite pour moi-même." Il a dit : "Tu mens, elle ne t'est pas interdite." Puis il a récité ce verset : "Ô Prophète ! Pourquoi interdis-tu ce qu'Allah t'a permis ?" (Et il a dit) : "Tu dois offrir la forme la plus sévère d'expiation : affranchir un esclave

33

Rapporté par Ubaid bin 'Umair, d'après 'Aishah, l'épouse du Prophète : Le Prophète avait l'habitude de rester chez Zainab bint Jahsh et de boire du miel chez elle. Hafsah et moi avons convenu que si le Prophète venait chez l'une de nous, elle dirait : "Je sens l'odeur de Maghafir (une gomme à l'odeur désagréable) sur toi ; as-tu mangé du Maghafir ?" Il est venu chez l'une de nous et elle lui a dit cela. Il a dit : "Non, j'ai bu du miel chez Zainab bint Jahsh, mais je n'en boirai plus jamais." Ensuite, ce verset a été révélé : "Ô Prophète ! Pourquoi interdis-tu ce qu'Allah t'a permis ?" "Si vous vous repentez toutes deux auprès d'Allah, ce sera mieux pour vous", s'adressant à 'Aishah et Hafsah ; "Et (rappelez-vous) quand le Prophète confia un secret à l'une de ses épouses", cela fait référence à ses paroles : "Non, j'ai bu du miel

34

Rapporté par Ka'b bin Malik : Il a raconté l'histoire où il est resté en arrière et n'a pas rejoint le Messager d'Allah lors de l'expédition de Tabuk. Il a raconté l'histoire et a dit : "L'envoyé du Messager d'Allah est venu me voir et a dit : 'Le Messager d'Allah t'ordonne de t'éloigner de ta femme.' J'ai dit : 'Dois-je la divorcer ou quoi ?' Il a dit : 'Non, éloigne-toi simplement d'elle et ne t'approche pas d'elle.' J'ai dit à ma femme : 'Va chez ta famille et reste avec eux jusqu'à ce qu'Allah, le Tout-Puissant et Majestueux, décide de cette affaire

35

Rapporté par Abdur-Rahman bin 'Abdullah bin Ka'b bin Malik, d'après son père : J'ai entendu mon père Ka'b bin Malik - qui était l'un des trois dont le repentir a été accepté - dire : "Le Messager d'Allah nous a envoyé un message à moi et à mes deux compagnons disant : Le Messager d'Allah vous ordonne de vous éloigner de vos femmes. J'ai dit à son envoyé : Dois-je divorcer de ma femme, ou que dois-je faire ? Il a dit : Non, éloigne-toi simplement d'elle et ne t'approche pas d'elle. J'ai dit à ma femme : Va chez ta famille et reste avec eux. Elle y est donc allée

36

Rapporté par Abdur-Rahman bin 'Abdullah bin Ka'b bin Malik, d'après 'Abdullah bin Ka'b : J'ai entendu Ka'b raconter l'histoire où il est resté en arrière et n'a pas rejoint le Messager d'Allah lors de l'expédition de Tabuk. Il a dit : "L'envoyé du Messager d'Allah est venu me voir et a dit : 'Le Messager d'Allah t'ordonne de t'éloigner de ta femme.' J'ai dit : 'Dois-je la divorcer, ou que dois-je faire ?' Il a dit : 'Non, éloigne-toi simplement d'elle et ne t'approche pas d'elle.' Et il a envoyé des instructions similaires à mes deux compagnons. J'ai dit à ma femme : 'Va chez ta famille et reste avec eux jusqu'à ce qu'Allah, le Tout-Puissant et Majestueux, décide de cette affaire

37

Rapporté par Ma'qil, d'après Az-Zuhri, qui a dit : Abdur-Rahman bin 'Abdullah bin Ka'b a raconté que son oncle paternel 'Ubaidullah bin Ka'b a dit : "J'ai entendu mon père Ka'b dire : Le Messager d'Allah nous a envoyé un message à moi et à mes deux compagnons disant : Le Messager d'Allah vous ordonne de vous éloigner de vos femmes. J'ai dit à l'envoyé : Dois-je divorcer de ma femme, ou que dois-je faire ? Il a dit : Non, éloigne-toi simplement d'elle et ne t'approche pas d'elle. J'ai dit à ma femme : Va chez ta famille et reste avec eux jusqu'à ce qu'Allah, le Tout-Puissant et Majestueux, décide (de mon sort). Elle y est donc allée

38

Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Ka'b bin Malik, d'après son père : L'envoyé du Messager d'Allah est venu me voir et a dit : "Éloigne-toi de ta femme." J'ai dit : "Dois-je la divorcer ?" Il a dit : "Non, mais ne t'approche pas d'elle." Et il (le narrateur) n'a pas mentionné (les mots) : "Va chez ta famille

39

Rapporté par 'Umar bin Mu'attib : Abu Hasan, l'affranchi des Banu Nawfal, a dit : "Ma femme et moi étions esclaves, et je l'ai divorcée deux fois, puis nous avons tous les deux été affranchis. J'ai interrogé Ibn 'Abbas et il a dit : 'Si tu la reprends, il te reste encore deux divorces. C'est ainsi que le Messager d'Allah ﷺ a jugé

40

Rapporté par Abu Al-Hasan, l'affranchi des Banu Nawfal : On a demandé à Ibn 'Abbas au sujet d'un esclave qui a divorcé deux fois de sa femme, puis ils ont été affranchis ; pouvait-il l'épouser à nouveau ? Il a répondu : "Oui." On lui a demandé : "De qui tiens-tu cela ?" Il a dit : "Le Messager d'Allah ﷺ a donné une fatwa à ce sujet." (Un des rapporteurs) 'Abdur-Razzaq a dit : "Ibn Al-Mubarak a demandé à Ma'mar : 'Quel Al-Hasan est-ce ? Il a pris une lourde responsabilité

41

Rapporté par Kathir bin As-Sa'ib : Les fils de Quraizah m'ont dit qu'ils avaient été présentés au Messager d'Allah ﷺ le jour de Quraizah, et que tous ceux parmi eux qui avaient atteint la puberté ou avaient des poils pubiens ont été tués, et ceux qui n'avaient pas atteint la puberté et n'avaient pas de poils pubiens ont été épargnés

42

Rapporté par 'Atiyyah Al-Qurazi : Le jour où Sa'd a rendu son jugement sur Banu Quraizah, j'étais un jeune garçon et ils n'étaient pas sûrs pour moi, mais ils n'ont trouvé aucun poil pubien, alors ils m'ont laissé en vie, et me voici parmi vous

43

Rapporté par Ibn 'Umar : Il s'est présenté au Messager d'Allah ﷺ le jour de Uhud alors qu'il avait quatorze ans, mais il ne l'a pas autorisé à rejoindre l'armée. Il s'est présenté le jour d'Al-Khandaq à quinze ans, et il l'a autorisé à participer

44

Rapporté par 'Aishah : Le Prophète ﷺ a dit : "La plume est levée pour trois personnes : pour celui qui dort jusqu'à ce qu'il se réveille, pour l'enfant jusqu'à ce qu'il grandisse, et pour le fou jusqu'à ce qu'il retrouve la raison ou guérisse

45

Rapporté par Abu Hurairah : (Un des rapporteurs) 'Abdur-Rahman a dit : "Le Messager d'Allah ﷺ a dit : 'Allah, le Très-Haut, a pardonné à ma communauté tout ce qui leur vient à l'esprit, tant qu'ils n'en parlent pas ou ne le mettent pas en pratique

46

Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Allah, le Tout-Puissant et Majestueux, a pardonné à ma communauté ce qui leur est soufflé ou ce qui leur vient à l'esprit, tant qu'ils n'agissent pas dessus ou n'en parlent pas

47

Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète ﷺ a dit : "Allah, le Très-Haut, a pardonné à ma communauté tout ce qui leur vient à l'esprit, tant qu'ils n'en parlent pas ou ne le mettent pas en pratique

48

Rapporté par Anas : Le Messager d'Allah ﷺ avait un voisin perse qui savait bien préparer la soupe. Un jour, il est venu voir le Messager d'Allah ﷺ alors que 'Aishah était avec lui, et il lui a fait signe de venir. Le Messager d'Allah ﷺ a alors fait un geste vers 'Aishah, voulant dire : "Et elle ?" Et l'homme lui a fait signe plusieurs fois, deux ou trois, pour dire "Non

49

Rapporté par 'Umar bin Al-Khattab, qu'Allah l'agrée : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Les actions ne valent que par les intentions, et chacun aura ce qu'il a eu l'intention de faire. Celui qui a émigré pour Allah et Son Messager, son émigration est pour Allah et Son Messager ; et celui qui a émigré pour obtenir un avantage matériel ou pour épouser une femme, son émigration sera pour ce pour quoi il a émigré

50

Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Regardez comment Allah détourne de moi les insultes et malédictions des Quraysh. Ils insultent 'Mudhammam' et maudissent 'Mudhammam', mais moi je suis Muhammad

51

Rapporté par 'Aishah, l'épouse du Prophète ﷺ : Lorsque le Messager d'Allah ﷺ a reçu l'ordre de donner le choix à ses femmes, il a commencé par moi et a dit : "Je vais te dire quelque chose et tu n'as pas besoin de te presser pour répondre avant d'avoir consulté tes parents." Elle a dit : "Il savait que mes parents ne me diraient jamais de le quitter." Elle a dit : "Puis il a récité ce verset : 'Ô Prophète ! Dis à tes épouses : Si vous désirez la vie d'ici-bas et ses attraits, alors venez ! Je vous donnerai une compensation et je vous libérerai de belle manière.' J'ai dit : 'Ai-je besoin de consulter mes parents pour cela ? Je veux Allah, le Tout-Puissant et Majestueux, Son Messager et la demeure de l'au-delà.'" 'Aishah a dit : "Ensuite, les autres épouses du Prophète ont fait comme moi, et cela n'a pas été considéré comme un divorce, lorsque le Messager d'Allah ﷺ leur a donné le choix et qu'elles l'ont choisi

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Rapporté par 'Aishah : Lorsque ce verset a été révélé : "Mais si vous désirez Allah et Son Messager", le Prophète ﷺ est venu et a commencé par moi. Il a dit : "Ô 'Aishah, je vais te dire quelque chose et tu n'as pas besoin de te presser pour répondre avant d'avoir consulté tes parents." Elle a dit : "Il savait, par Allah, que mes parents ne me diraient jamais de le quitter. Puis il m'a récité : 'Ô Prophète ! Dis à tes épouses : Si vous désirez la vie d'ici-bas et ses attraits.'" J'ai dit : "Ai-je besoin de consulter mes parents pour cela ? Je veux Allah et Son Messager

53

Rapporté par 'Aishah : Le Messager d'Allah ﷺ nous a donné le choix et nous l'avons choisi ; était-ce un divorce ?

54

Rapporté par 'Aishah : Le Messager d'Allah ﷺ a donné le choix à ses épouses mais ce n'était pas un divorce

55

Rapporté par Masruq d'après 'Aishah : Le Prophète ﷺ a donné le choix à ses épouses et ce n'était pas un divorce

56

Rapporté par 'Aishah : Le Messager d'Allah ﷺ a donné le choix à ses épouses ; était-ce un divorce ?

57

Rapporté par 'Aishah : Le Messager d'Allah ﷺ nous a donné le choix et nous l'avons choisi, et cela n'a pas été considéré comme quelque chose de particulier

58

Rapporté par Al-Qasim bin Muhammad : 'Aishah avait un esclave homme et une esclave femme. Elle a dit : "Je voulais les affranchir, et j'en ai parlé au Messager d'Allah ﷺ. Il a dit : Commence par l'esclave homme avant la femme

59

Rapporté par 'Aishah, l'épouse du Prophète ﷺ : Trois pratiques ont été établies à cause de Barirah. L'une d'elles est qu'elle a été affranchie et a eu le choix concernant son mari ; le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Al Wala' revient à celui qui affranchit l'esclave" ; et le Messager d'Allah ﷺ est entré alors qu'on faisait cuire de la viande dans une marmite, mais on lui a apporté du pain et des condiments. Il a dit : "Ne vois-je pas une marmite où de la viande est cuite ?" Ils ont répondu : "Oui, ô Messager d'Allah, c'est de la viande donnée en aumône à Barirah et tu ne manges pas des aliments donnés en aumône." Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "C'est une aumône pour elle et un cadeau pour nous

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Rapporté par 'Aishah : Trois jugements ont été établis à cause de Barirah. Ses maîtres voulaient la vendre mais ont exigé que le Wala' reste pour eux. J'en ai parlé au Prophète ﷺ et il a dit : "Achète-la et affranchis-la, car Al-Wala' revient à celui qui affranchit l'esclave." Elle a été affranchie et le Messager d'Allah ﷺ lui a donné le choix, et elle a choisi sa liberté. Elle recevait des aumônes et nous en donnait une partie comme cadeau. J'en ai parlé au Prophète ﷺ et il a dit : "Mangez-en, car c'est une aumône pour elle et un cadeau pour nous

61

Rapporté par 'Aishah : J'ai acheté Barirah et ses maîtres ont exigé que son Wala' leur revienne. J'en ai parlé au Prophète ﷺ et il a dit : "Affranchis-la, et Al-Wala' revient à celui qui paie l'argent." Je l'ai donc affranchie et le Messager d'Allah ﷺ l'a appelée et lui a donné le choix concernant son mari. Elle a dit : "Même si tu me donnais telle ou telle chose, je ne resterais pas avec lui", alors elle a choisi sa liberté et son mari était un homme libre

62

Rapporté par 'Aishah : Elle voulait acheter Barirah, mais ses maîtres ont exigé que son Wala' leur revienne. Elle en a parlé au Prophète ﷺ et il a dit : "Achète-la et affranchis-la, car Al-Wala' revient à celui qui affranchit l'esclave." On a apporté de la viande et on a dit : "C'est de la viande donnée en aumône à Barirah." Il a dit : "C'est une aumône pour elle et un cadeau pour nous." Et le Messager d'Allah ﷺ lui a donné le choix, et son mari était un homme libre

63

Rapporté par 'Aishah : Barirah avait conclu un contrat pour être affranchie contre neuf Awaq, une Uqiyyah à payer chaque année. Elle est venue demander de l'aide à 'Aishah qui a dit : "Non, sauf s'ils acceptent de recevoir la somme en une seule fois, et que le Wala' soit pour moi." Barirah est allée parler à ses maîtres mais ils ont insisté pour garder le Wala'. Elle est revenue voir 'Aishah et le Messager d'Allah ﷺ est arrivé, et elle lui a raconté ce que ses maîtres avaient dit. Elle a dit : "Non, par Allah, pas si le Wala' ne me revient pas." Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Qu'est-ce que c'est ?" Elle a expliqué : "Ô Messager d'Allah, Barirah est venue me demander de l'aider pour son contrat d'affranchissement, et j'ai dit non, sauf s'ils acceptent la somme en une fois et que le Wala' soit pour moi. Elle en a parlé à ses maîtres et ils ont insisté pour garder le Wala'." Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Achète-la, et précise que le Wala' revient à celui qui affranchit l'esclave." Puis il s'est levé et a dit aux gens : "Qu'ont donc les gens à poser des conditions qui ne sont pas dans le Livre d'Allah, le Tout-Puissant et Majestueux ? Ils disent : 'J'affranchis untel mais le Wala' me revient.' Toute condition qui n'est pas dans le Livre d'Allah, le Tout-Puissant et Majestueux, est une condition nulle, même s'il y en a cent." Et le Messager d'Allah ﷺ lui a donné le choix concernant son mari qui était encore esclave, et elle a choisi sa liberté. 'Urwah a dit : "S'il avait été libre, le Messager d'Allah ﷺ ne lui aurait pas donné le choix

64

Rapporté par 'Aishah رضي الله عنها : Le mari de Barirah était un esclave

65

Rapporté par 'Aishah رضي الله عنها : J'ai acheté Barirah à certains des Ansar qui avaient posé comme condition que son Wala' leur revienne. Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Le Wala' revient à celui qui affranchit l'esclave." Le Messager d'Allah ﷺ lui a donné le choix, car son mari était un esclave. Barirah m'a offert de la viande en cadeau, et le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Pourquoi ne m'en donnes-tu pas ?" 'Aishah répondit : "C'était une aumône donnée à Barirah." Il dit : "C'est une aumône pour elle, et un cadeau pour nous

66

Rapporté par Yahya bin Abi Bukair Al-Karmani : Shu'bah nous a rapporté, d'après 'Abdur-Rahman bin Al-Qasim, de son père, de 'Aishah رضي الله عنها. (Shu'bah précisa : "'Abdur-Rahman était l'exécuteur testamentaire de son père.") Shu'bah dit : "J'avais peur de lui demander : 'As-tu entendu cela de ton père ?'" — 'Aishah رضي الله عنها a dit : "J'ai interrogé le Messager d'Allah ﷺ à propos de Barirah, car je voulais l'acheter mais il était stipulé que le Wala' reviendrait à ses anciens maîtres. Il a dit : 'Achète-la, car le Wala' revient à celui qui affranchit l'esclave.' Et on lui a donné le choix, car son mari était un esclave." Puis il ajouta : "Je ne sais pas." — "On a ensuite apporté de la viande au Messager d'Allah ﷺ, et on lui a dit : 'C'est de la viande donnée en aumône à Barirah.' Il a dit : 'C'est une aumône pour elle et un cadeau pour nous

67

Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Un matin, nous avons vu les épouses du Prophète ﷺ en train de pleurer, chacune accompagnée de sa famille. Je suis entré dans la mosquée et je l'ai trouvée remplie de gens. Puis 'Umar رضي الله عنه est arrivé et est allé voir le Prophète ﷺ qui était dans sa chambre. Il l'a salué, mais personne n'a répondu. Il a salué une deuxième fois, puis une troisième fois, sans réponse. Alors il est reparti et a appelé : "Bilal !" Il est allé voir le Prophète ﷺ et lui a demandé : "As-tu divorcé de tes femmes ?" Il répondit : "Non, mais j'ai fait le serment de m'abstenir d'elles pendant un mois." Il s'est donc éloigné d'elles pendant vingt-neuf jours, puis il est revenu vers ses femmes

68

Rapporté par Anas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a fait le serment de s'abstenir de ses femmes pendant un mois et il est resté dans sa chambre pendant vingt-neuf jours. On lui a dit : "Ô Messager d'Allah, n'avais-tu pas juré de t'abstenir pendant un mois ?" Il répondit : "Ce mois-ci compte vingt-neuf jours

69

Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Un homme est venu voir le Prophète ﷺ après avoir prononcé le Zihar contre sa femme, puis il a eu des rapports avec elle. Il dit : "Ô Messager d'Allah, j'ai déclaré le Zihar à ma femme, puis j'ai eu des rapports avec elle avant d'avoir fait l'expiation." Il répondit : "Qu'est-ce qui t'a poussé à faire cela ? Qu'Allah te fasse miséricorde." Il dit : "J'ai vu ses bracelets à la lumière de la lune." Il dit : "Ne t'approche pas d'elle tant que tu n'as pas accompli ce qu'Allah, le Puissant et Majestueux, a ordonné

70

Rapporté par 'Ikrimah : Un homme a prononcé le Zihar contre sa femme, puis a eu des rapports avec elle avant d'avoir accompli l'expiation. Il en a parlé au Prophète ﷺ. Le Prophète ﷺ lui a dit : "Qu'est-ce qui t'a poussé à faire cela ?" Il répondit : "Qu'Allah te fasse miséricorde, ô Messager d'Allah. J'ai vu ses bracelets, ou ses jambes, à la lumière de la lune." Le Messager d'Allah ﷺ dit : "Éloigne-toi d'elle jusqu'à ce que tu aies fait ce qu'Allah, le Puissant et Majestueux, a ordonné

71

Rapporté par 'Ikrimah : Un homme est venu voir le Prophète d'Allah ﷺ et a dit : "Ô Prophète d'Allah," et il avait prononcé le Zihar contre sa femme, puis il a eu des rapports avec elle avant d'avoir fait ce qu'il devait faire. Le Prophète ﷺ lui dit : "Qu'est-ce qui t'a poussé à faire cela ?" Il répondit : "Ô Prophète d'Allah ! J'ai vu la blancheur de ses jambes au clair de lune." Le Prophète ﷺ dit : "Éloigne-toi jusqu'à ce que tu aies fait ce que tu dois faire." (Un des rapporteurs, Ishaq, dit dans son hadith : "Éloigne-toi d'elle jusqu'à ce que tu aies fait ce que tu dois faire.") C'est la version de Muhammad

72

Rapporté par 'Aishah رضي الله عنها : Louange à Allah dont l'ouïe englobe toutes les voix. Khawlah est venue se plaindre de son mari au Messager d'Allah ﷺ, mais je n'entendais pas ce qu'elle disait. Puis Allah, le Puissant et Majestueux, a révélé : "Allah a certes entendu la parole de celle qui discute avec toi au sujet de son mari et se plaint à Allah. Et Allah entend votre conversation

73

Rapporté par Abu Hurairah رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : "Les femmes qui demandent le divorce et le Khul' sont comme les femmes hypocrites." Al-Hasan a dit : "Je ne l'ai entendu de personne d'autre qu'Abu Hurairah

74

Rapporté par Yahya bin Sa'eed, d'après 'Amrah bint 'Abdur-Rahman, qui lui a raconté au sujet de Habibah bint Sahl : Elle était mariée à Thabit bin Qais bin Shammas. Le Messager d'Allah ﷺ est sorti pour la prière du matin et a trouvé Habibah bint Sahl devant sa porte à la fin de la nuit. Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Qui est là ?" Elle répondit : "Je suis Habibah bint Sahl, ô Messager d'Allah." Il demanda : "Qu'y a-t-il ?" Elle répondit : "Je ne peux pas vivre avec Thabit bin Qais" — son mari. Quand Thabit bin Qais arriva, le Messager d'Allah ﷺ lui dit : "Voici Habibah bint Sahl et elle a dit ce qu'Allah a voulu qu'elle dise." Habibah dit : "Ô Messager d'Allah, tout ce qu'il m'a donné est avec moi." Le Messager d'Allah ﷺ dit : "Prends-le d'elle." Il le prit donc, et elle retourna vivre avec sa famille

75

Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : L'épouse de Thabit bin Qais est venue voir le Prophète ﷺ et a dit : "Ô Messager d'Allah, je n'ai rien à reprocher à Thabit bin Qais concernant son comportement ou sa pratique religieuse, mais je déteste retourner à l'incroyance après être devenue musulmane." Le Messager d'Allah ﷺ dit : "Veux-tu lui rendre son jardin ?" Elle répondit : "Oui." Le Messager d'Allah ﷺ dit : "Rends-lui son jardin et divorce-la d'un seul divorce

76

Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Un homme est venu voir le Messager d'Allah ﷺ et a dit : "Ma femme ne s'oppose pas si quelqu'un la touche." Il dit : "Divorce-la si tu veux." L'homme répondit : "J'ai peur de ne plus pouvoir me passer d'elle." Le Prophète ﷺ dit : "Alors reste avec elle autant que tu en as besoin

77

Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Un homme a dit : "Ô Messager d'Allah, j'ai une femme qui ne s'oppose pas si quelqu'un la touche." Il répondit : "Divorce-la." L'homme dit : "Je ne peux pas vivre sans elle." Il répondit : "Alors garde-la

78

Rapporté par Sahl bin Sa'd, d'après 'Asim bin 'Adiyy : Uwaimir, un homme des Banu 'Ajlan, est venu et a dit : "Ô 'Asim, que penses-tu si un homme voit un autre homme avec sa femme, doit-il le tuer et être exécuté en retour, ou que doit-il faire ? Ô 'Asim, demande au Messager d'Allah à ce sujet pour moi." 'Asim a donc interrogé le Messager d'Allah ﷺ, qui n'a pas apprécié la question et a critiqué le fait de poser trop de questions. Puis Uwaimir est venu et a dit : "Qu'en est-il, ô 'Asim ?" 'Asim répondit : "Qu'en est-il ?! Tu ne m'as rien apporté de bon. Le Messager d'Allah n'a pas aimé la question que j'ai posée." Uwaimir dit : "Par Allah, j'irai demander au Messager d'Allah." Il alla donc voir le Messager d'Allah ﷺ et lui posa la question. Le Messager d'Allah ﷺ dit : "Allah, le Puissant et Majestueux, a révélé (quelque chose) à ton sujet et à propos de ta femme, amène-la ici." Sahl dit : "J'étais parmi les gens présents auprès du Messager d'Allah ﷺ, il l'a amenée et ils ont procédé au Li'an. Il dit : 'Ô Messager d'Allah, par Allah ! Si je la garde, j'aurais menti à son sujet.' Il s'est donc séparé d'elle avant même que le Messager d'Allah ne lui dise de le faire, et cela est devenu la règle du Li'an

79

Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Le Messager d'Allah ﷺ a appliqué la procédure du Li'an entre l'homme d'Al-‘Ajlani et sa femme, qui était enceinte

80

Rapporté par Muhammad : J'ai interrogé Anas bin Malik رضي الله عنه à ce sujet, pensant qu'il en savait quelque chose. Il dit : "Hilal bin Umayyah a accusé sa femme (d'adultère) avec Sharik bin As-Sahma', le frère d'Al-Bara' bin Malik par la mère. Il fut le premier à pratiquer le Li'an. Le Messager d'Allah ﷺ a fait le Li'an entre eux, puis il a dit : 'Regardez : si elle donne naissance à un enfant blanc, aux cheveux raides et aux yeux en amande, il appartient à Hilal bin Umayyah. Mais si elle donne naissance à un enfant avec des cernes autour des yeux, des cheveux crépus et des mollets fins, il appartient à Sharik bin As-Sahma'.' On m'a dit qu'elle a eu un enfant avec des cernes autour des yeux, des cheveux crépus et des mollets fins

81

Rapporté par Anas bin Malik رضي الله عنه : Le premier Li'an en Islam a eu lieu lorsque Hilal bin Umayyah a accusé Sharik bin As-Sahma' (d'adultère) avec sa femme. Il est venu voir le Prophète ﷺ et lui a raconté cela. Le Prophète ﷺ a dit : "(Amène) quatre témoins, sinon (tu subiras) la peine du Hadd sur ton dos." Il répéta cela plusieurs fois. Hilal lui dit : "Par Allah, ô Messager d'Allah ! Allah, le Puissant et Majestueux, sait que je dis la vérité, et Allah, le Puissant et Majestueux, te révélera sûrement ce qui épargnera mon dos du fouet." Alors qu'ils étaient ainsi, le verset du Li'an lui fut révélé : "Quant à ceux qui accusent leurs femmes..." Il fit venir Hilal, qui témoigna quatre fois par Allah qu'il disait la vérité, et la cinquième fois il invoqua la malédiction d'Allah sur lui s'il mentait. Puis il fit venir la femme, qui témoigna quatre fois par Allah qu'il mentait. Arrivé à la quatrième ou cinquième fois, le Messager d'Allah ﷺ dit : "Arrêtez-la, car cela entraînera inévitablement le châtiment d'Allah sur le menteur." Elle hésita, au point que nous avons cru qu'elle allait avouer, puis elle dit : "Je ne déshonorerai pas mon peuple aujourd'hui." Elle prononça donc le serment. Le Messager d'Allah ﷺ dit : "Attendez de voir. Si elle donne naissance à un enfant blanc, aux cheveux raides et aux yeux en amande, il appartient à Hilal bin Umayyah. Mais si elle donne naissance à un enfant foncé, aux cheveux crépus, de taille moyenne et aux mollets fins, il appartient à Sharik bin As-Sahma'." Elle donna naissance à un enfant foncé, aux cheveux crépus, de taille moyenne et aux mollets fins. Le Messager d'Allah ﷺ dit : "Si la question n'avait pas été tranchée par le Livre d'Allah, je l'aurais sévèrement punie

82

Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : On a parlé du Li'an en présence du Messager d'Allah ﷺ, et 'Asim bin 'Adiyy a dit quelque chose à ce sujet, puis il est parti. Un homme de son peuple est venu se plaindre d'avoir trouvé un homme avec sa femme. 'Asim dit : "C'est à cause de ce que j'ai dit que j'ai été mis à l'épreuve." Il l'emmena voir le Messager d'Allah ﷺ et lui raconta la situation dans laquelle il avait trouvé sa femme. Cet homme était pâle, mince et avait les cheveux raides, tandis que celui qu'il accusait d'être avec sa femme était foncé et bien bâti. Le Messager d'Allah ﷺ dit : "Ô Allah, éclaire-moi." Puis elle donna naissance à un enfant qui ressemblait à l'homme que son mari disait avoir trouvé avec elle. Le Messager d'Allah ﷺ fit alors la procédure du Li'an entre eux." Un homme dans l'assemblée demanda à Ibn 'Abbas : "Est-ce d'elle que le Messager d'Allah ﷺ a dit : 'Si j'avais dû lapider quelqu'un sans preuve, j'aurais lapidé celle-ci ?'" Ibn 'Abbas répondit : "Non, c'était une femme qui causait des problèmes même après être devenue musulmane

83

Rapporté par 'Abdullah bin 'Abbas رضي الله عنه : On a parlé du Li'an en présence du Messager d'Allah ﷺ, et 'Asim bin 'Adiyy a dit quelque chose à ce sujet, puis il est parti. Un homme de son peuple l'a rencontré et lui a dit qu'il avait trouvé un homme avec sa femme. Il l'a emmené voir le Messager d'Allah ﷺ et lui a raconté la situation dans laquelle il avait trouvé sa femme. Cet homme était pâle, mince et avait les cheveux raides, tandis que celui qu'il accusait d'être avec sa femme était foncé, bien bâti et avait les cheveux très crépus. Le Messager d'Allah ﷺ dit : "Ô Allah, éclaire-moi." Puis elle donna naissance à un enfant qui ressemblait à l'homme que son mari disait avoir trouvé avec elle. Le Messager d'Allah ﷺ fit alors la procédure du Li'an entre eux." Un homme dans l'assemblée demanda à Ibn 'Abbas : "Est-ce d'elle que le Messager d'Allah ﷺ a dit : 'Si j'avais dû lapider quelqu'un sans preuve, j'aurais lapidé celle-ci ?'" Ibn 'Abbas répondit : "Non, c'était une femme qui causait des problèmes même après être devenue musulmane

84

Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Lorsque le Prophète ﷺ ordonnait aux deux personnes qui faisaient le Li'an de prononcer le cinquième serment, il demandait à un homme de poser sa main sur sa bouche et disait : "Cela entraînera inévitablement le châtiment sur le menteur

85

Rapporté par Abdul-Malik bin Abi Sulaiman : J'ai entendu Sa'eed bin Jubair dire : "On m'a interrogé sur les deux personnes qui font le Li'an pendant le gouvernement d'Ibn Az-Zubair — devaient-elles être séparées ? Je ne savais pas quoi répondre, alors je suis allé chez Ibn 'Umar et j'ai dit : 'Ô Abu 'Abdur-Rahman, doit-on séparer les deux qui font le Li'an ?' Il a dit : 'Oui, Subhan Allah ! Le premier à avoir posé cette question fut un tel, fils d'un tel, qui a dit : 'Ô Messager d'Allah, que penses-tu si l'un de nous voit sa femme commettre une faute grave, et s'il en parle, il dit quelque chose de très grave, mais s'il se tait, il garde le silence sur une chose très grave ?' Il ne lui a pas répondu, puis plus tard il est revenu et a dit : 'J'ai été éprouvé par la question que je t'avais posée.' Alors Allah, le Puissant et Majestueux, a révélé ces versets dans la sourate An-Nur : 'Et ceux qui accusent leurs femmes...' jusqu'à : 'Et le cinquième témoignage doit être que la colère d'Allah soit sur elle s'il dit la vérité.' Il a donc commencé par l'homme, l'exhortant, lui rappelant que la punition d'ici-bas est moins grave que celle de l'au-delà. Il dit : 'Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, je ne mens pas.' Puis il s'est tourné vers la femme, l'a exhortée et lui a rappelé. Elle dit : 'Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, il ment.' Il a donc commencé par l'homme, qui a témoigné quatre fois par Allah qu'il disait la vérité, et la cinquième fois il a invoqué la malédiction d'Allah sur lui s'il mentait. Puis il s'est tourné vers la femme, qui a témoigné quatre fois par Allah qu'il mentait, et la cinquième fois elle a invoqué la colère d'Allah sur elle s'il disait la vérité. Ensuite, il les a séparés

86

Rapporté par Sa'eed bin Jubair : Al-Mus'ab n'a pas séparé les deux qui avaient fait le Li'an." Sa'eed dit : "J'ai mentionné cela à Ibn 'Umar et il a dit : 'Le Messager d'Allah ﷺ a séparé le couple des Banu 'Ajlan

87

Rapporté par Ayyub, d'après Sa'eed bin Jubair : J'ai dit à Ibn 'Umar : "Un homme a accusé sa femme." Il répondit : "Le Messager d'Allah ﷺ a séparé le couple des Banu 'Ajlan et a dit : Allah sait que l'un de vous ment, alors l'un de vous veut-il se repentir ?" Il leur a dit cela trois fois, mais ils n'ont pas répondu, alors il les a séparés." (Un des rapporteurs, Ayyub, a dit : Amr bin Dinar a dit : "Dans ce hadith, il y a quelque chose que je pense que tu ne relates pas." Il a dit : "L'homme a dit : Mes biens. Il répondit : Tu n'as droit à aucun bien. Si tu dis la vérité, tu as consommé le mariage avec elle, et si tu mens, tu y as encore moins droit)

88

Rapporté par 'Amr : J'ai entendu Sa'eed bin Jubair dire : "J'ai interrogé Ibn 'Umar à propos des deux qui font le Li'an. Il a dit : 'Le Messager d'Allah ﷺ a dit aux deux qui faisaient le Li'an : Votre jugement appartient à Allah. L'un de vous ment, et tu ne peux pas rester avec elle.' Il a dit : Ô Messager d'Allah, mes biens ! Il répondit : Tu n'as droit à aucun bien. Si tu dis la vérité à son sujet, c'est en échange de l'intimité que tu as eue avec elle, et si tu mens, tu y as encore moins droit

89

Rapporté par Ibn 'Umar : Le Messager d'Allah a appliqué la procédure de li'an entre un homme et sa femme, il les a séparés et a attribué l’enfant à la mère

90

Rapporté par Abu Hurairah : Un homme de Banu Fazarah est venu voir le Messager d’Allah et a dit : "Ma femme a donné naissance à un garçon noir." Le Messager d’Allah a dit : "As-tu des chameaux ?" Il a répondu : "Oui." Il a demandé : "De quelle couleur sont-ils ?" Il a dit : "Rouges." Il a demandé : "Y en a-t-il des gris parmi eux ?" Il a répondu : "Oui, il y en a." Il a dit : "D’où penses-tu qu’ils viennent ?" Il a répondu : "Peut-être que c’est héréditaire." Il a dit : "De la même façon, cela peut aussi être héréditaire

91

Rapporté par Abu Hurairah : Un homme de Banu Fazarah est venu voir le Prophète et a dit : "Ma femme a donné naissance à un garçon noir" – et il voulait le renier. Le Prophète a dit : "As-tu des chameaux ?" Il a répondu : "Oui." Il a demandé : "De quelle couleur sont-ils ?" Il a dit : "Rouges." Il a demandé : "Y a-t-il des chameaux gris parmi eux ?" Il a répondu : "Oui, il y a des chameaux gris." Il a dit : "Pourquoi, à ton avis ?" Il a répondu : "Peut-être que c’est héréditaire." Il a dit : "Peut-être que c’est aussi héréditaire." Et il ne lui a pas permis de renier l’enfant

92

Rapporté par Abu Hurairah : Alors que nous étions avec le Prophète, un homme s’est levé et a dit : "Ô Messager d’Allah, un garçon noir est né chez moi." Le Messager d’Allah a demandé : "Comment cela est-il arrivé ?" Il a répondu : "Je ne sais pas." Le Prophète a dit : "As-tu des chameaux ?" Il a répondu : "Oui." Il a demandé : "De quelle couleur sont-ils ?" Il a dit : "Rouges." Il a demandé : "Y a-t-il des chameaux gris parmi eux ?" Il a répondu : "Oui, il y a des chameaux gris." Il a demandé : "D’où viennent-ils ?" Il a répondu : "Je ne sais pas, ô Messager d’Allah ! Peut-être que c’est héréditaire." Il a dit : "Peut-être que c’est aussi héréditaire." À cause de cela, le Messager d’Allah a établi la règle suivante : "Il n’est pas permis à un homme de renier un enfant né dans son foyer, à moins qu’il ne dise avoir vu un acte immoral (fahishah)

93

Rapporté par Abu Hurairah : Il a entendu le Messager d’Allah dire, lorsque le verset du Mula'anah (Li'an) a été révélé : "Toute femme qui attribue faussement un homme à des gens auxquels il n’appartient pas n’aura rien d’Allah, et Allah ne la fera pas entrer dans Son Paradis. Tout homme qui renie son fils alors qu’il le regarde (en sachant que c’est bien son fils), Allah, le Puissant et le Sublime, l’éloignera et l’humiliera devant les premiers et les derniers le Jour de la Résurrection

94

Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète a dit : "L’enfant appartient au foyer, et pour l’adultère il n’y a que la pierre

95

Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah a dit : "L’enfant appartient au foyer, et pour l’adultère il n’y a que la pierre

96

Rapporté par 'Aishah : Sa’d bin Abi Waqqas et ‘Abd bin Zam’ah se disputaient au sujet d’un garçon. Sa’d a dit : "Ô Messager d’Allah ! Voici le fils de mon frère ‘Utbah bin Abi Waqqas, qui m’a demandé de veiller sur lui car il est son fils. Regarde à qui il ressemble." ‘Abd bin Zam’ah a dit : "C’est mon frère, né sur le lit de mon père, de sa servante." Le Messager d’Allah a regardé pour voir à qui il ressemblait, et a vu qu’il ressemblait à ‘Utbah. Il a dit : "Il est pour toi, ô ‘Abd ! L’enfant appartient au foyer, et pour l’adultère il n’y a que la pierre. Cache-toi de lui, ô Sawdah bint Zam’ah." Et Sawdah ne l’a plus jamais vu

97

Rapporté par ‘Abdullah bin Az-Zubair : Zam’ah avait une servante avec qui il avait des rapports, mais il soupçonnait qu’un autre homme avait aussi des rapports avec elle. Elle a donné naissance à un enfant qui ressemblait à celui qu’il soupçonnait. Zam’ah est mort alors qu’elle était enceinte, et Sawdah a parlé de cela au Messager d’Allah. Le Messager d’Allah a dit : "L’enfant appartient au foyer, mais cache-toi de lui, ô Sawdah, car il n’est pas ton frère

98

Rapporté par ‘Abdullah : Le Messager d’Allah a dit : "L’enfant appartient au foyer, et pour l’adultère il n’y a que la pierre

99

Rapporté par ‘Aishah : Sa’d bin Abi Waqqas et ‘Abd bin Zam’ah se disputaient au sujet d’un fils de Zam’ah. Sa’d a dit : "Mon frère ‘Utbah m’a demandé, si je venais à La Mecque : Cherche le fils de la servante de Zam’ah, car c’est mon fils." ‘Abd bin Zam’ah a dit : "C’est le fils de la servante de mon père, né sur le lit de mon père." Le Messager d’Allah a vu qu’il ressemblait à ‘Utbah, mais il a dit : "L’enfant appartient au foyer. Cache-toi de lui, ô Sawdah

100

Rapporté par Zaid bin Arqam : Trois hommes ont été amenés à ‘Ali alors qu’il était au Yémen ; ils avaient tous eu des rapports avec une femme pendant le même cycle menstruel. Il a demandé à deux d’entre eux : "Reconnaissez-vous que cet enfant appartient (au troisième homme) ?" Ils ont répondu : "Non." Il a demandé à deux autres : "Reconnaissez-vous que cet enfant appartient (au troisième homme) ?" Ils ont répondu : "Non." Alors il a tiré au sort entre eux, a attribué l’enfant à celui sur qui le sort est tombé, et l’a obligé à payer les deux tiers du diyah. Le Prophète en a été informé, et il a tellement ri que ses molaires étaient visibles

101

Rapporté par Zaid bin Arqam : Alors que nous étions avec le Messager d’Allah, un homme est venu du Yémen et a commencé à lui raconter (un incident) alors que ‘Ali était encore au Yémen. Il a dit : "Ô Messager d’Allah, trois hommes ont été amenés à ‘Ali qui se disputaient au sujet d’un enfant, et ils avaient tous eu des rapports avec une femme pendant le même cycle menstruel." Et il a rapporté le même hadith

102

Rapporté par Zaid bin Arqam : J’étais avec le Messager d’Allah, et ‘Ali, que Allah l’agrée, était alors au Yémen. Un homme est venu et a dit : "J’ai vu ‘Ali quand trois hommes lui ont été amenés, tous revendiquant la paternité d’un enfant. ‘Ali a dit à l’un d’eux : Veux-tu céder l’enfant à l’autre ?" Il a refusé. Il a dit au suivant : "Veux-tu céder l’enfant à l’autre ?" Il a refusé. Il a dit au troisième : "Veux-tu céder l’enfant à l’autre ?" Il a refusé. ‘Ali a dit : "Vous êtes des partenaires en litige. Je vais tirer au sort entre vous, et celui qui sera tiré au sort aura l’enfant, mais il devra payer les deux tiers du diyah." Le Messager d’Allah a tellement ri que ses molaires étaient visibles

103

Rapporté par un homme du Hadramawt, selon Zaid bin Arqam : Le Messager d’Allah a envoyé ‘Ali (comme gouverneur) au Yémen, et un enfant lui a été amené au sujet duquel trois hommes se disputaient. Puis il a rapporté le même hadith. Salamah bin Kuhail a rapporté différemment

104

Rapporté par Salamah bin Kuhail : J’ai entendu Ash-Sha’bi rapporter de Abu Al-Khalil ou Ibn Abi Al-Khalil que trois hommes avaient eu des rapports (avec la même femme) pendant un seul cycle menstruel ; il a mentionné quelque chose de similaire, mais il n’a pas mentionné Zaid bin Arqam ni attribué quoi que ce soit au Prophète

105

Rapporté par ‘Aishah : Le Messager d’Allah est venu vers moi, heureux et souriant, et il a dit : "N’as-tu pas vu que Mujazziz a regardé Zaid bin Harithah et Usamah et a dit : Ces pieds appartiennent l’un à l’autre ?

106

Rapporté par ‘Aishah, que Allah l’agrée : Le Messager d’Allah est venu vers moi un jour, heureux, et a dit : "Ô ‘Aishah ! N’as-tu pas vu que Mujazziz Al-Mudliji est venu me voir alors qu’Usamah bin Zaid était avec moi ? Il a vu Usamah bin Zaid et Zaid couverts d’une couverture, la tête cachée mais les pieds découverts, et il a dit : Ces pieds appartiennent l’un à l’autre

107

Rapporté par ‘Abdul-Hamid bin Salamah Al-Ansari, de son père, de son grand-père : Il s’est converti à l’islam mais sa femme a refusé de se convertir. Leur jeune fils, qui n’avait pas encore atteint la puberté, est venu, et le Prophète a fait asseoir le père d’un côté et la mère de l’autre, puis il a donné le choix à l’enfant. Il a dit : "Ô Allah, guide-le," et l’enfant est allé vers son père

108

Rapporté par Abu Maimunah : Alors que j’étais avec Abu Hurairah, il a dit : "Une femme est venue voir le Messager d’Allah et a dit : Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ! Mon mari veut emmener mon fils, mais il m’aide et m’apporte de l’eau du puits d’Abu ‘Inabah." Son mari est venu et a dit : "Qui va me prendre mon fils ?" Le Messager d’Allah a dit : "Ô garçon, voici ton père et voici ta mère ; prends la main de celui que tu veux." Il a pris la main de sa mère et elle est partie avec lui

109

Rapporté par Ar-Rubayy’ bint Mu’awwidh bin ‘Afra’ : Thabit bin Qais bin Shammas a frappé sa femme et lui a cassé le bras – elle s’appelait Jamilah bint ‘Abdullah bin Ubayy. Son frère est allé se plaindre au Messager d’Allah, qui a fait venir Thabit et lui a dit : "Prends ce qu’elle te doit et laisse-la partir." Il a dit : "Oui." Et le Messager d’Allah a ordonné à la femme d’attendre un cycle menstruel, puis de retourner dans sa famille

110

Rapporté par Ubadah bin Al-Walid bin ‘Ubadah bin As-Samit, d’après Rubayy’ bint Mu’awwidh : Il a dit : "Je lui ai dit : Raconte-moi ton hadith." Elle a dit : "J’ai été séparée de mon mari par le khul‘, puis je suis allée voir ‘Uthman et je lui ai demandé : Quelle ‘iddah dois-je observer ? Il a dit : Tu n’as pas à observer de ‘iddah, sauf si tu as eu des rapports récemment, auquel cas tu dois rester jusqu’à avoir tes règles. Il a dit : Je suis la décision du Messager d’Allah concernant Mariam Al-Maghaliyyah, qui était mariée à Thabit bin Qais et a été séparée de lui par khul‘

111

Rapporté par Ibn ‘Abbas au sujet de la parole d’Allah : "Tout verset (révélation) que Nous abrogeons ou faisons oublier, Nous en apportons un meilleur ou un semblable." Et Il a dit : "Et quand Nous remplaçons un verset par un autre – et Allah sait mieux ce qu’Il fait descendre." Et Il a dit : "Allah efface ce qu’Il veut et confirme (ce qu’Il veut). Et auprès de Lui se trouve la Mère du Livre." "La première chose qui a été abrogée dans le Coran était la Qiblah." Et Il a dit : "Les femmes divorcées doivent attendre trois cycles menstruels." Et Il a dit : "Et celles de vos femmes qui n’ont plus de règles, leur ‘iddah, si vous doutez, est de trois mois." Donc, une partie de cela a été abrogée, selon Sa parole, le Très-Haut : "Et si vous divorcez d’elles avant d’avoir eu des rapports, alors il n’y a pas de ‘iddah à compter pour elles

112

Rapporté par Zainab bint Umm Salamah : Umm Habibah a dit : "J’ai entendu le Messager d’Allah dire : Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil pour quelqu’un qui meurt plus de trois jours, sauf pour son mari ; (elle porte le deuil pour lui) pendant quatre mois et dix jours

113

Rapporté par Zainab bint Umm Salamah – J’ai demandé : "De sa mère ?" Il a répondu : "Oui" – "que le Prophète a été interrogé au sujet d’une femme dont le mari était décédé, mais on s’inquiétait pour ses yeux – pouvait-elle utiliser du khôl ?" Il a dit : "L’une d’entre vous restait chez elle, portant ses vêtements les plus simples, pendant un an, puis elle sortait. Non, (la période de deuil est) de quatre mois et dix jours

114

Rapporté par Zainab bint Umm Salamah : Umm Salamah et Umm Habibah ont dit : Une femme est venue voir le Prophète ﷺ et a dit : "Le mari de ma fille est décédé et je m’inquiète pour ses yeux. Puis-je lui appliquer du khôl ?" Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "L’une d’entre vous restait en deuil pendant un an. Désormais, la période de deuil est de quatre mois et dix jours. Et quand cette année était passée, elle sortait et jetait un morceau de fumier derrière elle

115

Rapporté par Safiyyah bint Abi 'Ubaid : Elle a entendu Hafsah bint 'Umar, l’épouse du Prophète ﷺ, raconter que le Prophète ﷺ a dit : "Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour Dernier de porter le deuil de quelqu’un plus de trois jours, sauf pour son mari ; elle doit alors observer un deuil de quatre mois et dix jours

116

Rapporté par Safiyyah bint Abi 'Ubaid, de la part d’une des épouses du Prophète ﷺ, et d’Umm Salamah : Le Prophète ﷺ a dit : "Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour Dernier de porter le deuil de quelqu’un plus de trois jours, sauf pour son mari ; elle doit alors observer un deuil de quatre mois et dix jours

117

Rapporté par Safiyyah bint Abi 'Ubaid, de la part d’une des épouses du Prophète ﷺ – et il s’agit d’Umm Salamah – du Prophète ﷺ

118

Rapporté par Al-Miswar bin Makhramah : Subai'ah Al-Aslamiyyah a accouché un jour après la mort de son mari. Elle est allée voir le Messager d’Allah ﷺ pour demander la permission de se remarier, il lui a donné la permission et elle s’est remariée

119

Rapporté par Al-Miswar bin Makhramah : Le Prophète ﷺ a ordonné à Sabai'ah de se remarier quand sa période de Nifas a pris fin

120

Rapporté par Abu As-Sanabil : "Subai'ah a accouché vingt-trois ou vingt-cinq jours après la mort de son mari, et à la fin de sa période de Nifas, elle a exprimé le souhait de se remarier et on l’a critiquée pour cela. On en a parlé au Messager d’Allah ﷺ et il a dit : 'Rien ne l’en empêche ; sa période est terminée

121

Rapporté par Abu Salamah : "Abu Hurairah et Ibn 'Abbas étaient en désaccord au sujet de la veuve qui accouche après la mort de son mari. Abu Hurairah disait : 'Elle peut se remarier.' Ibn 'Abbas disait : '(Elle doit attendre) la plus longue des deux périodes.' Ils ont envoyé un message à Umm Salamah qui a dit : 'Le mari de Subai'ah est mort et elle a accouché quinze jours – soit une demi-lune – après le décès de son mari.' Elle a dit : 'Deux hommes lui ont fait une demande en mariage, et elle penchait pour l’un d’eux. Quand ils ont vu qu’elle était décidée, ils lui ont dit : Ce n’est pas permis pour toi de te remarier. Elle est allée voir le Messager d’Allah ﷺ et il a dit : "Il t’est permis de te remarier, alors épouse qui tu veux

122

Rapporté par Abu Salamah : "On a demandé à Ibn 'Abbas et Abu Hurairah au sujet d’une femme dont le mari meurt alors qu’elle est enceinte. Ibn 'Abbas a dit : '(Elle doit attendre) la plus longue des deux périodes.' Abu Hurairah a dit : 'Quand elle accouche, elle peut se remarier.' Abu Salamah est allé voir Umm Salamah pour lui demander, et elle a dit : 'Subai'ah Al-Aslamiyyah a accouché une demi-lune après la mort de son mari, et deux hommes lui ont fait une demande en mariage. L’un était jeune, l’autre âgé, et elle penchait pour le jeune. L’homme âgé a dit : Ce n’est pas permis pour toi de te remarier. Sa famille n’était pas là, et il espérait que si elle consultait sa famille, ils la marieraient avec lui. Elle est allée voir le Messager d’Allah ﷺ et il a dit : "Il t’est permis de te remarier, alors épouse qui tu veux

123

Rapporté par Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman : "On a demandé à Ibn 'Abbas au sujet d’une femme qui accouche un jour après la mort de son mari : 'Peut-elle se remarier ?' Il a répondu : 'Non, pas avant la fin de la plus longue des deux périodes.' Il a dit : 'Allah dit : Et pour celles qui sont enceintes (qu’elles soient divorcées ou veuves), leur 'Idda est jusqu’à ce qu’elles accouchent.' Il a ajouté : 'Cela ne concerne que le divorce.' Abu Hurairah a dit : 'Je suis d’accord avec le fils de mon frère' – c’est-à-dire Abu Salamah. Il a envoyé son esclave Kuraib et lui a dit : 'Va demander à Umm Salamah : Est-ce que c’était la Sunna du Messager d’Allah ?' Il est revenu et a dit : 'Oui, Subai'ah Al-Aslamiyyah a accouché vingt jours après la mort de son mari, et le Messager d’Allah ﷺ lui a dit de se remarier, et Abu As-Sanabil faisait partie de ceux qui lui ont fait une demande en mariage

124

Rapporté par Sulaiman bin Yasir : Abu Hurairah, Ibn 'Abbas et Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman discutaient de la période de 'Idda d’une femme dont le mari meurt, et qui accouche après la mort de son mari. Ibn 'Abbas a dit : "Elle doit observer la plus longue des deux périodes." Abu Salamah a dit : "Non, elle peut se remarier dès qu’elle a accouché." Abu Hurairah a dit : "Je suis d’accord avec le fils de mon frère." Ils ont donc envoyé un message à Umm Salamah, l’épouse du Prophète ﷺ, et elle a dit : "Subai'ah Al-Aslamiyyah a accouché peu après la mort de son mari ; elle a consulté le Messager d’Allah ﷺ et il lui a dit de se remarier

125

Rapporté par Umm Salamah : "Subai'ah a accouché quelques jours après la mort de son mari, et le Messager d’Allah ﷺ lui a dit de se remarier

126

Rapporté par Sulaiman bin Yasar : 'Abdullah bin 'Abbas et Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman étaient en désaccord au sujet d’une femme qui a accouché un jour après la mort de son mari. 'Abdullah bin 'Abbas a dit : "(Elle doit attendre) la plus longue des deux périodes." Abu Salamah a dit : "Quand elle a accouché, il lui est permis de se remarier." Abu Hurairah est arrivé et a dit : "Je suis d’accord avec le fils de mon frère" – c’est-à-dire Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman. Ils ont envoyé Kuraib, l’esclave affranchi d’Ibn 'Abbas, demander à Umm Salamah à ce sujet. Il est revenu et leur a dit qu’elle avait dit : "Subai'ah a accouché un jour après la mort de son mari ;" elle en a parlé au Messager d’Allah ﷺ et il a dit : "Il t’est permis de te remarier

127

Rapporté par Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman : "Ibn 'Abbas, Abu Hurairah et moi étions ensemble, et Ibn 'Abbas a dit : 'Si une femme accouche après la mort de son mari, sa 'Idda est la plus longue des deux périodes.'" Abu Salamah a dit : "Nous avons envoyé Kuraib demander à Umm Salamah à ce sujet. Il est revenu et nous a dit de sa part que le mari de Subai'ah était mort et qu’elle avait accouché quelques jours après sa mort, et le Messager d’Allah ﷺ lui a dit de se remarier

128

Rapporté par Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman : Zainab bint Abi Salamah lui a raconté, de la part de sa mère Umm Salamah, l’épouse du Prophète ﷺ : "Une femme de la tribu d’Aslam, appelée Subai'ah, était mariée et son mari est mort alors qu’elle était enceinte. Abu As-Sanabil bin Ba'kak lui a fait une demande en mariage mais elle a refusé. Il a dit : 'Tu ne peux pas te remarier avant d’avoir observé la plus longue des deux périodes.' Environ vingt jours plus tard, elle a accouché. Elle est allée voir le Messager d’Allah ﷺ et il lui a dit : 'Remarie-toi

129

Rapporté par Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman : "Alors qu’Abu Hurairah et moi étions avec Ibn 'Abbas, une femme est venue et a dit que son mari était mort alors qu’elle était enceinte, puis elle a accouché moins de quatre mois après la mort de son mari. Ibn 'Abbas a dit : '(Tu dois attendre) la plus longue des deux périodes.'" Abu Salamah a dit : "Un Compagnon du Prophète m’a raconté que Subai'ah Al-Aslamiyyah est allée voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a dit que son mari était mort alors qu’elle était enceinte, et qu’elle avait accouché moins de quatre mois après sa mort. Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit de se remarier. Abu Hurairah a dit : 'Et j’en suis témoin

130

Rapporté par Ubaidullah bin 'Abdullah : Son père a écrit à 'Umar bin 'Abdullah bin Arqam Az-Zuhri pour lui demander d’aller voir Subai'ah bint Al-Harith Al-Aslamiyyah et de l’interroger sur son hadith et sur ce que le Messager d’Allah ﷺ lui avait dit quand elle l’avait consulté. 'Umar bin 'Abdullah a écrit à 'Abdullah bin 'Utbah pour lui dire que Subai'ah lui avait raconté qu’elle était mariée à Sahl bin Khawlah – qui faisait partie de Banu 'Amir bin Lu-ayy et avait assisté à Badr – et que son mari était mort pendant le Pèlerinage d’Adieu alors qu’elle était enceinte. Elle a accouché peu après sa mort, et à la fin de sa période de Nifas, elle s’est parée pour recevoir des demandes en mariage. Abu As-Sanabil bin Ba'kak – un homme de Banu 'Abd Ad-Dar – est venu la voir et lui a dit : "Pourquoi te vois-je parée ? Peut-être veux-tu te remarier, mais par Allah tu ne te remarieras pas avant que quatre mois et dix jours soient passés." Subai'ah a dit : "Quand il m’a dit cela, j’ai mis mes vêtements le soir et je suis allée voir le Messager d’Allah ﷺ pour lui demander. Il a jugé qu’il m’était permis de me remarier dès que j’ai accouché, et il m’a dit de me remarier si je le voulais

131

Rapporté par Yazid bin Abi Habib : Muhammad bin Muslim Az-Zuhri lui a écrit pour lui rapporter que 'Ubaidullah bin 'Abdullah lui avait dit que Zufar bin Aws bin Al-Hadathan An-Nasri lui avait raconté qu’Abu As-Sanabil bin Ba'kak bin As-Sabbaq avait dit à Subai'ah Al-Aslamiyyah : "Il ne t’est pas permis de te remarier avant que quatre mois et dix jours, la plus longue des deux périodes, soient passés." Elle est allée voir le Messager d’Allah ﷺ pour lui demander à ce sujet. Elle a dit que le Messager d’Allah ﷺ a jugé qu’elle pouvait se remarier dès qu’elle avait accouché. Elle était enceinte de neuf mois quand son mari est mort, et elle était mariée à Sa'd bin Khawlah, qui est décédé pendant le Pèlerinage d’Adieu avec le Messager d’Allah ﷺ. Elle a épousé un jeune homme de son peuple après avoir accouché

132

Rapporté par 'Ubaidullah bin 'Abdullah : 'Abdullah bin 'Utbah a écrit à 'Umar bin 'Abdullah bin Al-Arqam Az-Zuhri pour lui dire : "Va voir Subai'ah bint Al-Harith Al-Aslamiyyah et demande-lui ce que le Messager d’Allah ﷺ a jugé concernant sa grossesse." Il a dit : "'Umar bin 'Abdullah est allé la voir et l’a interrogée. Elle lui a raconté qu’elle était mariée à Sa'd bin Khawlah, un Compagnon du Messager d’Allah ﷺ qui avait assisté à Badr. Il est mort pendant le Pèlerinage d’Adieu, et elle a accouché avant que quatre mois et dix jours ne soient passés depuis la mort de son mari. À la fin de sa période de Nifas, Abu As-Sanabil – un homme de Banu 'Abd Ad-Dar – est venu la voir et a vu qu’elle s’était parée. Il a dit : 'Peut-être veux-tu te remarier avant que quatre mois et dix jours ne soient passés ?' Elle a dit : 'Quand j’ai entendu cela d’Abu As-Sanabil, je suis allée voir le Messager d’Allah ﷺ et je lui ai raconté mon histoire. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Il t’est permis de te remarier dès que tu as accouché

133

Rapporté par Muhammad : "J’étais assis avec des gens à Al-Kufah dans une grande assemblée des Ansar, parmi lesquels se trouvait 'Abdur-Rahman bin Abi Laila. Ils ont parlé de l’histoire de Subai'ah et j’ai mentionné ce qu’avait dit 'Abdullah bin 'Utbah bin Mas'ud dans le sens." (Un des rapporteurs) Ibn 'Awn a dit : "quand elle accouche." Ibn Abi Layla a dit : "Mais son oncle paternel n’a pas dit cela." J’ai élevé la voix et dit : "Oserais-je mentir sur 'Abdullah bin 'Utbah alors qu’il est près d’Al-Kufah ?" Il a dit : "Puis j’ai rencontré Malik et lui ai demandé : 'Qu’a dit Ibn Mas'ud à propos de l’histoire de Subai'ah ?' Il a dit : 'Il a dit : "Allez-vous être trop stricts avec elle et ne pas lui accorder la facilité (concernant la 'Idda) ? La sourate la plus courte sur les femmes (At-Talaq) a été révélée après la plus longue (Al-Baqarah)

134

Rapporté par 'Alqamah bin Qais : Ibn Mas'ud a dit : "Celui qui veut, je suis prêt à le rencontrer et à invoquer la malédiction d’Allah sur ceux qui mentent. Le verset : 'Et pour celles qui sont enceintes (qu’elles soient divorcées ou veuves), leur 'Idda est jusqu’à ce qu’elles accouchent.' n’a été révélé qu’après le verset concernant les femmes dont le mari est décédé. Quand une femme dont le mari est mort accouche, il lui est permis de se remarier." Ceci est la formulation de Maimun (un des rapporteurs)

135

Rapporté par 'Abdullah : La sourate la plus courte, qui parle des femmes (At-Talaq), a été révélée après Al-Baqarah

136

Rapporté par Ibn Mas'ud : On lui a demandé à propos d’un homme qui épouse une femme, sans fixer de dot ni consommer le mariage avant de mourir. Ibn Mas'ud a dit : "Elle doit recevoir une dot équivalente à celle des femmes de son rang, ni plus ni moins ; elle doit observer la 'Idda et elle a droit à l’héritage." Ma'qil bin Sinan Al-Ashja'i s’est levé et a dit : "Le Messager d’Allah ﷺ a rendu un jugement similaire parmi nous concernant Birwa' bint Washiq." Et Ibn Mas'ud s’en est réjoui

137

Rapporté par 'Aishah رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Il n’est pas permis à une femme de porter le deuil de quelqu’un plus de trois jours, sauf pour son mari

138

Rapporté par 'Aishah رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : "Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour Dernier de porter le deuil plus de trois jours, sauf pour son mari

139

Rapporté par Zainab bint Abi Salamah : Umm Habibah a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire ceci sur ce minbar : “Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et en Son Messager de porter le deuil de quelqu’un qui est décédé plus de trois jours, sauf pour son mari, (pour qui la période de deuil est) de quatre mois et dix jours.” »

140

Rapporté par Al-Fari'ah bint Malik : Son mari est parti à la poursuite de certains esclaves et ils l’ont tué. Shu'bah et Ibn Juraij ont dit : « Elle habitait dans une maison isolée. Elle est venue avec ses frères voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a expliqué la situation, et il lui a accordé une permission. Quand elle s’apprêtait à partir, il l’a rappelée et lui a dit : “Reste dans ta maison jusqu’à ce que le délai prescrit soit accompli.” »

141

Rapporté par Al-Furai'ah bint Malik : Son mari avait embauché des esclaves pour travailler pour lui et ils l’ont tué. Elle en a parlé au Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Je ne vis pas dans une maison qui lui appartient, et je ne reçois pas de pension de sa part ; dois-je aller chez ma famille avec mes deux orphelins et rester avec eux ? » Il a dit : « Fais-le. » Puis il a demandé : « Qu’as-tu dit ? » Elle a répété, et il a dit : « Observe ta ‘Idda là où tu as appris la nouvelle. »

142

Rapporté par Furai'ah : Son mari est parti à la poursuite de certains de ses esclaves et il a été tué à la lisière d’Al-Qadum. Elle a dit : « Je suis allée voir le Prophète ﷺ et je lui ai parlé de mon intention de rejoindre ma famille. » Elle lui a expliqué sa situation. Elle a dit : « Il m’a donné la permission, puis, alors que je partais, il m’a rappelée et a dit : “Reste avec ta famille jusqu’à ce que le délai prescrit soit accompli.” »

143

Rapporté par Ibn 'Abbas : Ce verset a abrogé la ‘Idda de la femme chez sa famille, et elle peut observer sa ‘Idda où elle veut. C’est la parole d’Allah, le Puissant et Majestueux : sans les faire sortir

144

Rapporté par Furai'ah bint Malik, la sœur d’Abu Sa’eed Al-Khudri : « Mon mari est mort à Al-Qadum, alors je suis allée voir le Prophète ﷺ et je lui ai dit que notre maison était isolée. » Il lui a donné la permission puis l’a rappelée et a dit : « Reste dans ta maison pendant quatre mois et dix jours, jusqu’à ce que le délai prescrit soit accompli. »

145

Rapporté par Humaid bin Nafi' : Zainab bint Abi Salamah lui a raconté ces trois hadiths. Zainab a dit : « Je suis entrée chez Umm Habibah, l’épouse du Prophète ﷺ, quand son père Abu Sufyan bin Harb est décédé. Umm Habibah a demandé du parfum et en a mis sur une jeune fille, puis elle en a mis sur ses joues. Ensuite elle a dit : “Par Allah, je n’ai aucun besoin de parfum mais j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil de quelqu’un qui est décédé plus de trois jours, sauf pour son mari, (pour qui la période de deuil est) de quatre mois et dix jours.” »

146

Rapporté par Zainab : « Ensuite, je suis allée chez Zainab bint Jahsh quand son frère est décédé, et elle a demandé du parfum et en a mis. Puis elle a dit : “Par Allah, je n’ai aucun besoin de parfum mais j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire sur le minbar : Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil de quelqu’un qui est décédé plus de trois jours, sauf pour son mari, (pour qui la période de deuil est) de quatre mois et dix jours.” »

147

Rapporté par Zainab : « J’ai entendu Umm Salamah dire : “Une femme est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : Ô Messager d’Allah, le mari de ma fille est décédé et elle a un problème à l’œil ; puis-je lui mettre du khôl ?” Le Messager d’Allah ﷺ a dit : Non. Puis il a dit : C’est quatre mois et dix jours. À l’époque de la Jahiliyyah, l’une d’entre vous jetait un morceau de fumier à la fin de l’année.” » Humaid a dit : « J’ai demandé à Zainab : “Que signifie jeter un morceau de fumier à la fin de l’année ?” Elle a répondu : “Si le mari d’une femme mourait, elle entrait dans une petite pièce (Hifsh) et portait ses pires vêtements, sans mettre de parfum ni rien, pendant un an. Ensuite, on amenait un animal, un âne, un mouton ou un oiseau, et elle terminait sa ‘Idda avec lui (en se purifiant avec), et généralement l’animal utilisé pour cela mourait. Puis elle sortait et on lui donnait un morceau de fumier qu’elle jetait, puis elle reprenait ce qu’elle voulait de parfum, etc.” » Dans la version de Muhammad (bin Salamah), Malik a dit : Hifsh signifie cabane

148

Rapporté par Umm 'Atiyyah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Aucune femme ne doit porter le deuil de quelqu’un qui est décédé plus de trois jours, sauf pour son mari, pour qui elle doit porter le deuil pendant quatre mois et dix jours. Elle ne doit pas porter de vêtements teints ou à motifs, ni mettre de khôl, ni se coiffer, et elle ne doit pas mettre de parfum sauf pour se purifier après ses règles, où elle peut utiliser un peu de Qust ou d’Azfar. »

149

Rapporté par Safiyyah bint Shaibah, d’après Umm Salamah, l’épouse du Prophète ﷺ : Le Prophète ﷺ a dit : « La femme dont le mari est décédé ne doit pas porter de vêtements teints au carthame ou à l’argile rouge, et elle ne doit pas utiliser de teinture ni de khôl. »

150

Rapporté par Umm 'Atiyyah : Le Prophète ﷺ a dit : « Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil de quelqu’un qui est décédé plus de trois jours, sauf pour son mari ; elle ne doit pas utiliser de khôl, ni de teinture, ni porter de vêtements teints. »

151

Rapporté par Umm Hakim bint Asid, d’après sa mère : Son mari est décédé et elle avait un problème à l’œil, alors elle a mis du khôl pour soigner ses yeux. Elle a envoyé une esclave affranchie demander à Umm Salamah au sujet de l’utilisation du khôl. Umm Salamah a dit : « N’utilise pas de khôl sauf si c’est indispensable. Le Messager d’Allah ﷺ est entré chez moi quand Abu Salamah est décédé et j’avais mis du jus d’aloès sur mes yeux. Il a dit : “Qu’est-ce que c’est, Umm Salamah ?” J’ai répondu : “C’est du jus d’aloès, ô Messager d’Allah, il n’y a pas de parfum dedans.” Il a dit : “Cela rend le visage éclatant, alors n’en mets que la nuit, et ne te coiffe pas avec du parfum ou du henné, car c’est une teinture.” J’ai demandé : “Avec quoi puis-je me coiffer, ô Messager d’Allah ?” Il a dit : “Avec des feuilles de jujubier – couvre ta tête avec.” »

152

Rapporté par Zainab bint Abi Salamah, d’après sa mère Umm Salamah : Une femme des Quraish est venue et a dit : « Ô Messager d’Allah, les yeux de ma fille sont enflammés ; puis-je lui mettre du khôl ? » (Le mari de la fille était décédé) alors (le Prophète ﷺ) a dit : « Pas avant que quatre mois et dix jours ne soient passés. » Puis elle a dit : « J’ai peur pour sa vue. » Il a dit : « Non, pas avant que quatre mois et dix jours ne soient passés. À l’époque de la Jahiliyyah, l’une d’entre vous portait le deuil de son mari pendant un an, puis, quand l’année était passée, elle jetait un morceau de fumier. »

153

Rapporté par Zainab bint Abi Salamah, d’après sa mère : Une femme est venue voir le Prophète ﷺ et l’a interrogé au sujet de sa fille dont le mari était décédé et qui était malade. Il a dit : « L’une d’entre vous portait le deuil pendant un an, puis jetait un morceau de fumier quand l’année était passée. Maintenant, la période de deuil est de quatre mois et dix jours. »

154

Rapporté par Zainab bint Abi Salamah, d’après Umm Salamah : Une femme des Quraish est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Le mari de ma fille est décédé, et je m’inquiète pour ses yeux ; elle a besoin de khôl. » Il a dit : « L’une d’entre vous jetait un morceau de fumier après qu’un an soit passé. Maintenant, la période de deuil est de quatre mois et dix jours. » J’ai demandé à Zainab : « Que signifie “après qu’un an soit passé” ? » Elle a répondu : « À l’époque de la Jahiliyyah, si le mari d’une femme mourait, elle allait dans la pire pièce qu’elle avait et y restait, puis, quand un an était passé, elle sortait et jetait un morceau de fumier derrière elle. »

155

Rapporté par Zainab : Une femme a demandé à Umm Salamah et Umm Habibah si elle pouvait mettre du khôl pendant sa ‘Idda après le décès de son mari. Elle a dit : « Une femme est venue voir le Prophète ﷺ et l’a interrogé à ce sujet, et il a dit : “À l’époque de la Jahiliyyah, si le mari d’une femme mourait, l’une d’entre vous restait (en deuil) pendant un an, puis elle jetait un morceau de fumier et sortait. Maintenant, la période de deuil est de quatre mois et dix jours, jusqu’à ce que le délai prescrit soit accompli.” »

156

Rapporté par Hafsah, d’après Umm 'Atiyyah, d’après le Prophète ﷺ : Il a accordé une permission à la femme dont le mari est décédé d’utiliser du Qust et de l’Azfar pour se purifier après ses règles

157

Rapporté par Ibn 'Abbas, au sujet de la parole d’Allah : « Et ceux d’entre vous qui meurent et laissent des épouses doivent leur léguer une année d’entretien et de résidence sans les faire sortir. » Ceci a été abrogé par le verset sur l’héritage, qui lui a attribué un quart ou un huitième. Et le délai (‘Idda) d’un an a été abrogé et remplacé par le délai de quatre mois et dix jours

158

Rapporté par 'Ikrimah au sujet de la parole d’Allah, le Puissant et Majestueux : « Et ceux d’entre vous qui meurent et laissent des épouses doivent leur léguer une année d’entretien et de résidence sans les faire sortir, » il a dit : « Ceci a été abrogé par : “Et ceux d’entre vous qui meurent et laissent des épouses derrière eux, elles (les épouses) doivent attendre (avant de se remarier) pendant quatre mois et dix jours.” »

159

Rapporté par Abdur-Rahman bin 'Asim : Fatimah bint Qais – qui était mariée à un homme de Banu Makhzum – lui a dit que son mari l’a divorcée trois fois. Il est parti en expédition militaire et a demandé à son représentant de lui donner une pension. Elle a trouvé cela insuffisant, alors elle est allée voir l’une des épouses du Prophète ﷺ, et le Messager d’Allah ﷺ est arrivé pendant qu’elle était là. Elle a dit : « Ô Messager d’Allah, voici Fatimah bint Qais qui a été divorcée par untel. Il lui a envoyé une pension mais elle l’a refusée. Il a dit que ce n’était pas une obligation (mais un geste de sa part). » Il a dit : « Il dit la vérité. » Le Prophète ﷺ a dit : « Va chez Umm Kulthum et observe ta ‘Idda dans sa maison. » Puis il a dit : « Umm Kulthum reçoit beaucoup de visiteurs. Va chez ‘Abdullah bin Umm Maktum car il est aveugle. » Elle est donc allée chez ‘Abdullah et a observé sa ‘Idda dans sa maison, jusqu’à la fin de sa période. Ensuite, Abu Al-Jahm et Mu’awiyah bin Abi Sufyan lui ont fait une demande en mariage. Elle est donc venue consulter le Messager d’Allah ﷺ à leur sujet. Il a dit : « Quant à Abu Al-Jahm, c’est un homme dont je crains les coups de bâton pour toi. Quant à Mu’awiyah, il n’a pas d’argent. » Elle a donc épousé Usamah bin Zaid après cela

160

Rapporté par Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman : Fatimah bint Qais lui a dit qu’elle était mariée à Abu 'Amr bin Hafs bin Al-Mughirah, qui l’a divorcée en lui donnant le dernier des trois divorces. Fatimah a dit qu’elle est venue consulter le Messager d’Allah ﷺ au sujet de quitter sa maison. Il lui a dit d’aller dans la maison d’Ibn Umm Maktum, l’aveugle. Marwan a refusé de croire Fatimah concernant le fait qu’une femme divorcée pouvait quitter sa maison. 'Urwah a dit : « Aïcha a critiqué Fatimah à ce sujet. »

161

Rapporté par Hisham, d’après son père : Fatimah a dit : « J’ai dit : “Ô Messager d’Allah ! Mon mari m’a divorcée trois fois et j’ai peur que ma maison soit forcée.” Alors il lui a dit de partir. »

162

Rapporté par Ash-Sha'bi : « Je suis allé voir Fatimah bint Qais et je lui ai demandé la décision du Messager d’Allah ﷺ à son sujet. Elle a dit que son mari l’a divorcée de façon irrévocable, et qu’elle avait porté son différend avec lui, concernant le logement et la pension, devant le Messager d’Allah ﷺ. Elle a dit : “Il ne m’a pas accordé (le droit à) un logement ni une pension, et il m’a dit d’observer ma ‘Idda dans la maison d’Ibn Umm Maktum.” »

163

Rapporté par Fatimah bint Qais : « Mon mari m’a divorcée et je voulais déménager, alors je suis allée voir le Messager d’Allah ﷺ et il a dit : “Va dans la maison de ton cousin paternel ‘Amr bin Umm Maktum, et observe ta ‘Idda là-bas.” » Al-Aswad lui a lancé un caillou et a dit : « Malheur à toi ! Pourquoi donnes-tu un tel avis ? ‘Umar a dit : “Si tu amènes deux témoins qui attestent avoir entendu cela du Messager d’Allah ﷺ, nous te croirons, sinon, nous ne délaisserons pas le Livre d’Allah pour la parole d’une femme.” “Et ne les faites pas sortir de leurs maisons (celles de leur mari) et elles ne doivent pas partir, sauf en cas d’indécence manifeste.” »

164

Rapporté par Jabir : Sa tante maternelle avait été divorcée et voulait sortir pour aller à ses palmiers-dattiers, mais elle rencontra un homme qui lui dit de ne pas le faire. Elle alla voir le Messager d’Allah et il lui dit : "Sors et récolte tes dattes, car peut-être donneras-tu la Zakat ou feras-tu une bonne action (comme donner une aumône volontaire)

165

Rapporté par Abu Bakr bin Hafs : Abu Salamah et moi sommes entrés chez Fatimah bint Qais, qui a dit : "Mon mari m’a divorcée et il ne m’a donné ni logement ni pension." Elle a ajouté : "Il m’a laissée avec dix mesures (Aqfizah) de nourriture chez un de ses cousins : cinq de blé et cinq de dattes. Je suis allée voir le Messager d’Allah et je lui ai raconté cela. Il a dit : 'Il a dit la vérité.' Et il m’a ordonné de faire ma 'Iddah dans la maison d’untel." Son mari l’avait divorcée de façon définitive

166

Rapporté par Ubaidullah bin 'Abdullah bin 'Utbah : 'Abdullah bin 'Amr bin 'Uthman a divorcé de façon définitive la fille de Sa’eed bin Zaid – dont la mère était Hamnah bint Qais. Sa tante maternelle, Fatimah bint Qais, lui a conseillé de quitter la maison de 'Abdullah bin 'Amr. Marwan l’a appris et lui a demandé de retourner chez elle jusqu’à la fin de sa 'Iddah. Elle lui a répondu que sa tante Fatimah lui avait donné cet avis religieux, en disant que le Messager d’Allah lui avait donné la même consigne quand Abu 'Amr bin Hafs Al-Makhzumi l’avait divorcée. Marwan a envoyé Qabisah bin Dhu’aib demander à Fatimah. Elle a expliqué qu’elle était mariée à Abu 'Amr quand le Messager d’Allah avait nommé 'Ali bin Abi Talib gouverneur du Yémen, et qu’il était parti avec lui. Ensuite, il lui avait envoyé un message pour la divorcer, et c’était un divorce définitif. Il lui avait dit de demander à Al-Harith bin Hisham et 'Ayyash la pension que son mari lui avait allouée. Ils ont dit : "Par Allah, elle n’a droit à aucune pension. Elle ne peut rien réclamer de nous sauf si elle est enceinte, et elle n’a pas le droit de rester dans notre maison sauf si nous l’y autorisons." Fatimah a dit qu’elle était allée voir le Messager d’Allah pour lui raconter cela, et il a confirmé qu’ils avaient dit la vérité. Elle a demandé : "Où dois-je aller, ô Messager d’Allah ?" Il a répondu : "Va dans la maison d’Ibn Umm Maktum" – qui était l’aveugle dont Allah a parlé dans Son Livre. Elle s’est installée chez lui et pouvait enlever ses vêtements d’extérieur. Ensuite, le Messager d’Allah l’a mariée à Usamah bin Zaid

167

Rapporté par 'Amr bin Az-Zubair : Fatimah bint Abi Hubaish lui a dit qu’elle était allée voir le Messager d’Allah pour lui parler de saignements continus. Le Messager d’Allah lui a dit : "C’est une veine. Observe : quand tes règles arrivent, ne prie pas, et quand elles se terminent, purifie-toi et prie entre deux périodes

168

Rapporté par Ibn 'Abbas, à propos de la parole d’Allah : "Quel que soit le verset que Nous abrogeons ou faisons oublier, Nous en apportons un meilleur ou un semblable." et "Et quand Nous remplaçons un verset par un autre – et Allah sait mieux ce qu’Il révèle" (An-Nahl 16:101) et "Allah efface ce qu’Il veut et confirme (ce qu’Il veut). Et auprès de Lui se trouve la Mère du Livre." La première chose qui a été abrogée dans le Coran fut la Qiblah. Il a aussi dit : "Les femmes divorcées doivent attendre trois périodes menstruelles, et il ne leur est pas permis de cacher ce qu’Allah a créé dans leur ventre, si elles croient en Allah et au Jour dernier." "Et leurs maris ont plus de droit de les reprendre pendant cette période, s’ils souhaitent la réconciliation." – Cela signifiait qu’un homme avait le droit de reprendre sa femme même après trois divorces. Puis Allah a abrogé cela et a dit : "Le divorce est permis deux fois, après quoi, soit on la garde convenablement, soit on la libère avec bonté

169

Rapporté par Ibn 'Umar : "J’ai divorcé de ma femme alors qu’elle avait ses règles. 'Umar est allé voir le Prophète et lui a raconté cela. Le Prophète a dit : 'Dis-lui de la reprendre, puis quand elle sera pure, s’il veut, il pourra la divorcer.'" J’ai demandé à Ibn 'Umar : "Est-ce que cela compte comme un divorce ?" Il a répondu : "Bien sûr. Que penses-tu si quelqu’un agit de façon irréfléchie ?

170

Rapporté par Ibn 'Umar : Il a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles. 'Umar, que Allah l’agrée, en a parlé au Prophète et il a dit : "Dis-lui de la reprendre jusqu’à ce qu’elle ait de nouveau ses règles, puis quand elle sera pure, s’il veut, il pourra la divorcer, sinon il peut la garder. C’est ainsi que le divorce doit être fait selon Allah. Allah, le Puissant et Majestueux, dit : 'Le divorce est permis deux fois, après quoi, soit on la garde convenablement, soit on la libère avec bonté

171

Rapporté par Ibn 'Umar : Quand on lui demandait ce qu’il fallait faire si un homme divorçait de sa femme pendant ses règles, il disait : "Si c’est le premier ou le deuxième divorce, le Messager d’Allah lui ordonnerait de la reprendre et de la garder jusqu’à ce qu’elle ait de nouveau ses règles et qu’elle soit purifiée, puis de la divorcer avant d’avoir des rapports avec elle. Mais si c’est trois divorces en même temps, alors tu as désobéi à Allah concernant la manière de divorcer, et ta femme est définitivement divorcée

172

Rapporté par Ibn 'Umar : Il a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles, et le Messager d’Allah lui a ordonné de la reprendre

173

Rapporté par Ibn Tawus, d’après son père : Il a entendu 'Abdullah bin 'Umar interrogé sur un homme qui divorce de sa femme pendant ses règles. Il a dit : "Connais-tu 'Abdullah bin 'Umar ?" Il a répondu : "Oui." Il a dit : "Il a divorcé de sa femme pendant ses règles, et 'Umar est allé voir le Prophète pour lui raconter cela. Le Prophète lui a ordonné de la reprendre jusqu’à ce qu’elle soit purifiée," et je ne l’ai pas entendu ajouter autre chose

174

Rapporté par 'Umar : Le Prophète – 'Amr (un des rapporteurs) a dit : "Le Messager d’Allah – avait divorcé de Hafsah, puis il l’a reprise." Et Allah sait mieux